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    <title>CinéMaRadio | Podcast Cinema &amp; Radio du Cinéma avec les meilleures musiques de films - RSS Actualités - Critiques de Films</title>
    <description>CinéMaRadio | Podcast Cinema &amp; Radio du Cinéma avec les meilleures musiques de films - RSS Actualités - Critiques de Films</description>
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      <title>‘Victoire et le Secret des Terres de Meuse’… entre immersion dans l’histoire, trésors, aventure familiale ou quête initiatique ; le premier film signé Baptiste Kasprowicz, un film hors circuit, tourné en 21 jours, est à découvrir !</title>
      <description><![CDATA[&lsquo;Victoire et le Secret des Terres de Meuse&rsquo;, un film ind&eacute;pendant dont l&rsquo;action se d&eacute;roule dans le Grand-Est, est une de ces exp&eacute;riences dont nous aimons vous parler, ici, &agrave...]]></description>
      <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/victoire-et-le-secret-des-terres-de-meuse-entre-immersion-dans-l-histoire-tresors-aventure-familiale-ou-quete-initiatique-le-premier-film-signe-baptiste-kasprowicz-un-film-hors-circuit-tourne-en-21-jours-est-a-decouvrir-1101</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">&lsquo;Victoire et le Secret des Terres de Meuse&rsquo;, un film ind&eacute;pendant dont l&rsquo;action se d&eacute;roule dans le Grand-Est, est une de ces exp&eacute;riences dont nous aimons vous parler, ici, &agrave; Cin&eacute;maradio. Film ind&eacute;pendant et r&eacute;alis&eacute; avec peu de moyens, il est l&rsquo;exemple m&ecirc;me de ce qu&rsquo;un peu de d&eacute;brouillardise, pas mal de talent et d&rsquo;envie de r&eacute;ussir, peuvent faire !<br>Premier long m&eacute;trage de &nbsp;Baptiste Kasprowicz, &lsquo;Victoire et le Secret des Terres de Meuse&rsquo; est sorti en mai et a engrang&eacute; presque 10 000 spectateurs, ce qui pour une production atypique, hors syst&egrave;me, avec un budget de seulement 60 000 euros, est d&eacute;j&agrave; assez remarquable en soi.&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Film d&rsquo;aventure et de chasse au tr&eacute;sor, histoire de patrimoine et de r&eacute;gion, &lsquo;<em>Victoire et le Secret des Terres de Meuse</em>&rsquo; nous emm&egrave;ne dans une qu&ecirc;te historique avec Lothaire et l&rsquo;h&eacute;ritage de Charlemagne, avec en toile de fond un r&eacute;cit familial, une r&eacute;gion &agrave; d&eacute;couvrir et une enqu&ecirc;te &agrave; mener.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Si l&rsquo;histoire de ce Grand-Est, au patrimoine si riche, nous interpelle, c&rsquo;est sans doute parce que r&eacute;cemment peu de film l&rsquo;ont &eacute;voqu&eacute;. Il faudra probablement aller vers <em>Les Rivi&egrave;res Pourpres 2</em> datant de 2004 ; qui &eacute;voque bien le tombeau de Lothaire, et enrichit le mythe &agrave; sa fa&ccedil;on ; pour avoir l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre immerg&eacute;s dans l&rsquo;Est. Au fil du temps, quelques tournages et r&eacute;cits ont eu lieu. Il y eut - entre autre - <em>La Vie et rien d'autre</em>, en 1989 ; en 2005, <em>Les &Acirc;mes grises</em> ; en 2006, <em>Indig&egrave;ne</em>&hellip; Drames, histoire, thrillers ; la r&eacute;gion a &eacute;t&eacute; visit&eacute;, mais curieusement, pas tant que &ccedil;a. Notons que Verdun a &eacute;t&eacute; de nombreuses fois &eacute;voqu&eacute;, on ne compte pas les m&eacute;trages - des <em>Sentiers de la gloire</em> de Stanley Kubrick au r&eacute;cent <em>&Agrave; l'ouest rien de nouveau</em> d'Edward Berger - et ce m&ecirc;me si peu des films ont &eacute;t&eacute; film&eacute;s &agrave; l&rsquo;endroit des p&eacute;rip&eacute;ties. </span><br><span style="font-size: 14pt;">Quoiqu&rsquo;il en soit, ce projet m&eacute;rite notre attention dans le sens o&ugrave; il donne une le&ccedil;on d&rsquo;humilit&eacute; &agrave; bien des productions r&eacute;centes. Non pas qu&rsquo;il ne soit pas exempt de d&eacute;fauts, mais bien parce qu&rsquo;il met &agrave; mal les critiques, semblant m&ecirc;me se jouer des difficult&eacute;s - et nous ne vous rappellerons pas &agrave; quel point il est compliqu&eacute; d&rsquo;int&eacute;resser un producteur (par d&eacute;finition frileux), ou de pr&eacute;senter un sujet (qui ne rentre pas dans les cases), sans m&ecirc;me &eacute;voquer un budget !&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Con&ccedil;u comme un film familial et donc assimilable par tous, &lsquo;<em>Victoire et le Secret des Terres de Meuse</em>&rsquo; est tr&egrave;s agr&eacute;able &agrave; regarder, b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une jolie photographie et de cadrages soign&eacute;s qui mettent en valeur des endroits peu connus, mais laisse &agrave; ses personnages suffisamment d&rsquo;espace pour vivre et se d&eacute;velopper.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Les acteurs sont &eacute;tonnamment &lsquo;frais&rsquo;, et convaincants, nous touchant - comme Anth&eacute;a Marques qui incarne Victoire, ou Philippe Ohrel dans le r&ocirc;le de son p&egrave;re, Daniel ; et si certains surjouent un peu (l&rsquo;erreur du d&eacute;butant), l&rsquo;ensemble est suffisamment inspirant pour nous faire passer un bon moment. &nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis : </strong>Victoire, jeune adolescente parisienne en conflit avec son p&egrave;re, vient passer ses vacances dans sa famille en Meuse pour renouer avec ses racines. Contre toute attente, elle devra trouver un tr&eacute;sor l&eacute;gendaire &laquo; Le Secret des Terres de Meuse &raquo; pour sauver la maison de sa grand-m&egrave;re. Ce qu&rsquo;elle trouvera, changera sa vie pour toujours...</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, juillet 2026</span></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Victoire et le Secret des Terres de Meuse (film, 2025)</em></strong><br><strong><em>Technique</em></strong><br><em>R&eacute;alisation : Baptiste Kasprowicz</em><br><em>Sc&eacute;nario : Baptiste Kasprowicz et Yann Calesse</em><br><em>Production : Baptiste Kasprowicz</em><br><em>Directrice de production : Lorraine Caillas</em><br><em>1&egrave;re assistante r&eacute;alisation : Lou-Anne Sellier</em><br><em>Script : Agathe Le Pommeray</em><br><em>R&eacute;gie g&eacute;n&eacute;rale : Lorraine Caillas, C&eacute;cile Thouvenin et Audrey Antoine</em><br><em>Photographie : Alexandre Braun</em><br><em>D&eacute;cors : Virginie Breton</em><br><em>Costumes : Alexis Duquesne</em><br><em>Montage : Baptiste Kasprowicz et Arnaud Tonnellier</em><br><em>Son : Yann Jenny et Guy Tourreau</em><br><em>Sound design : Percept Sound et Guy Tourreau</em><br><em>Musique : Olivier Brigand</em><br><em>Musique g&eacute;n&eacute;rique de fin : "Alive Shadows" de Peeled Cubes</em><br><em>Soci&eacute;t&eacute; de production : Association Placieux Production et BK Production SAS</em><br><em>Soci&eacute;t&eacute; de distribution : BK Production SAS (France)</em></p>
<p><strong><em>Casting</em></strong><br><em>Anth&eacute;a Marques : Victoire</em><br><em>Bertille Boros-Turquin : Valentine</em><br><em>C&eacute;dric Durand : Hugo</em><br><em>Victor Autier : Louis</em><br><em>Philippe Ohrel : Daniel</em><br><em>Claude Jan : Jean-Philippe</em><br><em>Aur&eacute;lie Palovitch : Irina</em><br><em>C&eacute;cile Nicolas : C&eacute;cile</em><br><em>Dani&egrave;le Gervais : La grand-m&egrave;re</em><br><em>Fran&ccedil;ois Rousseau : Le Ministre de la culture</em><br><em>Audrey Antoine : La journaliste</em><br><em>G&eacute;rard Hours : Le Roi Lothaire</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>'Hanami', de la réalisatrice Denise Fernandes sort le 8 juillet dans nos salles… Préparez-vous à une rencontre avec un très beau film, touchant et sensible !</title>
      <description><![CDATA[Film lent et tr&egrave;s prenant, d'une grande beaut&eacute; visuelle ; 'Hanami' est une porte qui nous para&icirc;t s'entrouvrir sur un monde - &agrave; nos yeux -, aussi d&eacute;sol&eacute; qu'il est superbement mi...]]></description>
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/hanami-de-la-realisatrice-denise-fernandes-sort-le-8-juillet-dans-nos-salles-preparez-vous-a-une-rencontre-avec-un-tres-beau-film-touchant-et-sensible-1098</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Film lent et tr&egrave;s prenant, d'une grande beaut&eacute; visuelle ; 'Hanami' est une porte qui nous para&icirc;t s'entrouvrir sur un monde - &agrave; nos yeux -, aussi d&eacute;sol&eacute; qu'il est superbement mis en sc&egrave;ne, une &icirc;le o&ugrave; brille une sorte de sororit&eacute; au sein de laquelle arrive la petite 'Nana' ! Le sujet principal de ce film, m&ecirc;me s&rsquo;il est ancr&eacute; dans un contexte moderne avec le questionnement de l&rsquo;exil pour des raisons &eacute;conomiques, voire de l&rsquo;immigration, ou tout simplement de la mondialisation et de la qu&ecirc;te du plaisir &eacute;ph&eacute;m&egrave;re ; se r&eacute;sume finalement &agrave; une &lsquo;simple&rsquo; question de choix ! Celui de rester ou de partir&hellip;&nbsp;<br>Et c&rsquo;est l&agrave;, que &nbsp;cette &icirc;le du Cap Vert, splendidement mise en sc&egrave;ne, devient le protagoniste incontournable de cette fable, de ce conte moderne !</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Dans cette &icirc;le o&ugrave; l&rsquo;&acirc;pret&eacute; - li&eacute;e &agrave; un environnement sauvage - le dispute &agrave; la simplicit&eacute; d&rsquo;une vie rugueuse - car d&eacute;nu&eacute;e de toute frivolit&eacute; - ; la sensation qui &eacute;merge est celle d&rsquo;une forme de nostalgie, d&rsquo;une m&eacute;lancolie naissant de la vision de ces vies simples, o&ugrave; les fils du destins semblent &ecirc;tre tiss&eacute;es d&rsquo;avance.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ainsi au travers de cette histoire, la r&eacute;alisatrice va-t-elle sublimer ces d&eacute;cors somptueux, ceux de ces rochers et de ces c&ocirc;tes battues par le vent ; mais &eacute;galement va-t-elle nous l&rsquo;imposer par le biais de ces touches de couleurs, o&ugrave; de ces cieux changeants qui inondent la terre. Que nous sommes loin de certains 'clich&eacute;s' et que cette terre rec&egrave;le de tr&eacute;sors et de beaut&eacute;.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Les femmes que l'on entrevoit et que l'on apprend &agrave; conna&icirc;tre irradient d'une profonde douceur, leur peau tann&eacute;e par le vent, la mer et le soleil, cuivr&eacute;e et sombre, leur donnant cet air calme et serein, comme p&eacute;n&eacute;tr&eacute; d'une imm&eacute;moriale sagesse.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Et ainsi c'est par le biais de l&rsquo;irruption dans cette 'communaut&eacute;&rsquo; - d&rsquo;un petit b&eacute;b&eacute; que nous verrons grandir - que nous nous retrouvons au c&oelig;ur de cette histoire, et que nous assisterons &agrave; ses retrouvailles avec sa m&egrave;re et o&ugrave; s&rsquo;affirmera son souhait de ne pas quitter son &icirc;le, d'y rester. Si le Cap Vert est l'objet de nos attentions, ce n'est ni un film sur la diaspora, ni sur le monde moderne et ses calamit&eacute;s. Aucun message sombre ou jugement, car le film parle des gens, de leurs choix et de leur r&eacute;silience. Mais par dessus tout, c'est un film o&ugrave; la 'magie' des lieux, avec ces images d'arbres qui surplombent l'oc&eacute;an, cette pluie qui tombe et incite &agrave; la m&eacute;ditation, les couleurs des v&ecirc;tements et la beaut&eacute; - si ce n'est la puret&eacute; qui &eacute;mane de la tout jeune Nana -, s&rsquo;imposent &agrave; nous et nous offrent cette image tr&egrave;s po&eacute;tique de cet ailleurs qui nous enchante.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Histoire de choix, histoire de d&eacute;part et de retour&hellip; ; le film s&rsquo;av&egrave;re une exp&eacute;rience r&eacute;ellement enrichissante, de celle qui promet de ne pas nous laisser indiff&eacute;rents ; et qui en sus nous am&egrave;nera &agrave; nous poser quelques questions bienvenues sur le temps qui passe, notre nature (ou ce qui nous d&eacute;finit) en tant qu&rsquo;humains, et le monde qui nous entoure. &nbsp;</span><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis :</strong> Sur une &icirc;le volcanique isol&eacute;e que tout le monde veut quitter, la petite Nana apprend &agrave; rester. Sa m&egrave;re, Nia, s'est exil&eacute;e juste apr&egrave;s sa naissance et Nana grandit dans la famille de son p&egrave;re. Un jour, la famille apprend que Nia est malade. Nana commence &agrave; avoir de fortes fi&egrave;vres et est envoy&eacute;e au pied d'un volcan pour y &ecirc;tre soign&eacute;e. Elle y d&eacute;couvre un monde impr&eacute;gn&eacute; de r&eacute;alisme magique, entre r&ecirc;ve et r&eacute;alit&eacute;. Plus tard, alors que Nana est adolescente, sa m&egrave;re Nia retourne enfin sur l'&icirc;le.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, juillet 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong><em>HANAMI</em></strong><br><strong><em>SWITZERLAND / PORTUGAL / CAPE VERDE, August 2024 (96 min)</em></strong><br><em>PRODUCTION : Alina film, O Som e a F&uacute;ria, ventura film sa, RSI Radiotelevisione svizzera</em><br><em>PRODUCER : Eugenia Mumenthaler, David Epiney, Luis Urbano, Sandro Aguilar</em><br><em>DIRECTED BY Denise Fernandes</em><br><em>WRITTEN BY Denise Fernandes, Telmo Churro</em><br><em>CINEMATO&shy;GRAPHY : Alana Mejia Gonzalez</em><br><em>EDITING : Selin Dettwiler</em><br><em>LOCATION SOUND MIX : Henri Ma&iuml;koff</em><br><em>SOUND EDITING : Etienne Curchod</em><br><em>RE-RECORDING MIX : Etienne Curchod</em><br><em>MUSIC : Rahel Zimmermann</em><br><em>PRODUCTION DESIGN : Rafael Math&eacute;</em><br><em>LIGHTING DESIGN : Elias Fernandez Salomon</em><br><em>COSTUMES : Silvia Grabowski</em><br><em>MAKE UP : Cristina Fischer</em></p>
<p><em>CAST</em><br><em>Nia : Alice da Luz</em><br><em>Nana : ailma Mendes</em><br><em> Nana : Sanaya Andrade</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>La guerre et l’exil, le deuil et la catharsis…  « Chrysalis » de Jordan Robert Schulz, est un bel exercice sur la mémoire et la reconstruction !</title>
      <description><![CDATA[&lsquo;Chrysalis&rsquo; est un film sensible et magnifiquement film&eacute;, &agrave; d&eacute;couvrir sur les &eacute;crans cette ann&eacute;e.&nbsp;Pr&eacute;sent&eacute; au March&eacute; du Film, au Festival de...]]></description>
      <pubDate>Wed, 10 Jun 2026 20:50:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/la-guerre-et-l-exil-le-deuil-et-la-catharsis-chrysalis-de-jordan-robert-schulz-est-un-bel-exercice-sur-la-memoire-et-la-reconstruction-1089</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">&lsquo;Chrysalis&rsquo; est un film sensible et magnifiquement film&eacute;, &agrave; d&eacute;couvrir sur les &eacute;crans cette ann&eacute;e.&nbsp;<br>Pr&eacute;sent&eacute; au March&eacute; du Film, au Festival de Cannes 2026, ce premier long m&eacute;trage de Jordan Robert Schulz, nous plonge dans le Sa&iuml;gon des ann&eacute;es soixante-dix, nous offrant ce qui s&rsquo;apparente &agrave; un bel exercice sur la m&eacute;moire et l&rsquo;amour filial.&nbsp;<br>L&rsquo;artiste am&eacute;ricano-vietnamien Daniel K. Winn, est au centre de ce biopic, qui donne au spectateur la possibilit&eacute; de mieux comprendre la vie &agrave; cette &eacute;poque - dans un Vietnam en guerre - et de saisir comment il a pu r&eacute;ussir &agrave; &eacute;voluer et faire de son Art une force, son combat !</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Film tr&egrave;s po&eacute;tique, visuellement tr&egrave;s abouti et empreint d&rsquo;une &eacute;nergie &lsquo;vitale&rsquo; qui transpara&icirc;t dans le traitement des personnages - de la grand-m&egrave;re et de son petit fils -, <em>CHRYSALIS</em> est une ode au bonheur et &agrave; la relation que ces deux &ecirc;tres entretiennent. Pour illustrer ce Vietnam des ann&eacute;es soixante-dix, le r&eacute;alisateur Jordan Robert Schulz, opte pour des tonalit&eacute;s chaudes et rassurantes, des plans soigneusement cadr&eacute;s, aux travellings d&eacute;licats ; et s&rsquo;attarde sur les personnages, les gens que l&rsquo;on croise, ces vietnamiens d&rsquo;alors, qui vivaient leur vie dans ce pays en guerre. C&rsquo;est sans doute ici qu&rsquo;on soulignera l&rsquo;excellence du travail du directeur de la photographie, Alexander Bonelli !</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ouvrant comme une parenth&egrave;se sur un monde en guerre, le r&eacute;alisateur adapte la biographie de Daniel K. Winn. Le r&eacute;cit est celui de son enfance, d&rsquo;abord en son pays dans un Vietnam d&eacute;chir&eacute; puis plus tard en tant que Boat-people, avec cette arriv&eacute;e aux &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; il devra s&rsquo;affranchir de ses traumas, se construire, et au travers de l&rsquo;Art devenir l&rsquo;homme qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Cette relation magnifique entre une grand-m&egrave;re et son petit fils est un beau message d&rsquo;optimisme et de joie de vivre. La beaut&eacute; de cette relation semble culminer lorsqu&rsquo;on d&eacute;couvre &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, la sculpture ail&eacute;e la repr&eacute;sentant, tandis que la cam&eacute;ra caresse les courbes de ce corps et de ce visage vieillissant. <br></span><span style="font-size: 14pt;"></span><span style="font-size: 14pt;">Et doucement, presque comme si nous &eacute;tions soulag&eacute;s d&rsquo;un poids, nous ressentons une grande sensation de bien-&ecirc;tre. <br></span><span style="font-size: 14pt;">Pour l&rsquo;instant, nous ignorons tout de la diffusion et d&rsquo;une date de sortie, mais soyez s&ucirc;rs que nous vous tiendrons inform&eacute;s</span><span style="font-size: 14pt;">.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Un petit mot sur la musique du film&hellip; Le score d&rsquo;Elia Cmiral met en exergue avec subtilit&eacute; et douceur cette relation solaire, cet amour qui unit ces deux parents. Comme &agrave; l&rsquo;accoutum&eacute;e le compositeur polonais sait nous emporter dans ces mouvements superbement esquiss&eacute;s, ces arp&egrave;ges parfois flamboyants, &agrave; d&rsquo;autres moments sombres et nostalgiques.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis : </strong>Dans le Vietnam ravag&eacute; par la guerre dans les ann&eacute;es 1970, un jeune gar&ccedil;on cherche sa place dans un monde chaotique, guid&eacute; par la sagesse de sa grand-m&egrave;re et hant&eacute; par les souvenirs de sa famille.<br></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, juin 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Chrysalis (les cicatrices de Sa&iuml;gon)</em></strong><br><em>R&eacute;alisation : Jordan Robert Schulz</em><br><em>Sc&eacute;nario : Andrew Creme, bas&eacute; sur le m&eacute;moire de Sir Daniel K. Winn &laquo; The Scarcity of Love &raquo;</em><br><em>Histoire : Sir Daniel K. Winn, Randall J. Slavin, J. Robert Schulz</em><br><em>Interpr&egrave;tes : Kieu Chinh, Nguyen Vu Uy Nhan, Daniel K. Winn</em><br><em>Photographie : Alexander Bonelli</em><br><em>Effets visuels : Jose L. Marin</em><br><em>Musique : Elia Cmiral</em><br><em>Producteurs : Tien Pham, David Hopwood</em><br><em>Production ex&eacute;cutive : Randall J. Slavin, Sir Daniel K. Winn</em><br><em>Coproduction : David Hopwood</em><br><em>Soci&eacute;t&eacute;s de production : WS Productions, Legend Artist Entertainment, SuperCine Entertainment</em><br><em>Pays de production : Vietnam, &Eacute;tats-Unis</em><br><em>Dur&eacute;e : 2h03</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘THE NEW WEST’, un film de Kate Beecroft sort sur les écrans le 6 mai… une autre image de l’Amérique !</title>
      <description><![CDATA[Ce tr&egrave;s beau film sc&eacute;naris&eacute; et mis en sc&egrave;ne par Kate Beecroft, offre au spectateur cette vision d&rsquo;un western moderne, ou les &acirc;mes sont chamboul&eacute;es par les pertes qu&rsquo...]]></description>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 15:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/the-new-west-un-film-de-kate-beecroft-sort-sur-les-ecrans-le-6-mai-une-autre-image-de-l-amerique-1071</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Ce tr&egrave;s beau film sc&eacute;naris&eacute; et mis en sc&egrave;ne par Kate Beecroft, offre au spectateur cette vision d&rsquo;un western moderne, ou les &acirc;mes sont chamboul&eacute;es par les pertes qu&rsquo;elles endurent, ou les animaux m&eacute;ritent le respect, et o&ugrave; la nature est si grande et sauvage, que nous sommes transport&eacute;s par cette sensation de gigantisme et d&rsquo;infini.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est cette vision d&rsquo;une Am&eacute;rique accessible et &agrave; dimension humaine - cette vision d&rsquo;un grand pays, malgr&eacute; ses d&eacute;fauts, ses errances et sa mis&egrave;re bien visible - que nous appr&eacute;cions tout particuli&egrave;rement. Et puis c&rsquo;est &eacute;galement cette mise en avant de personnes simples, de femmes et d&rsquo;hommes qui savent se battre et tirer le meilleur de leur vie, malgr&eacute; les obstacles et les drames.</span><br><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est le type de film dont le script pourrait para&icirc;tre basique aux yeux d&rsquo;un spectateur inattentif ou enclin &agrave; sortir au cin&eacute;ma juste pour rentabiliser sa carte&hellip; Un &eacute;ni&egrave;me film sur la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine, les laiss&eacute;s pour compte, les &lsquo;bouseux&rsquo; du fin fond de l&rsquo;Ouest !?</span><br><span style="font-size: 14pt;">Bien au contraire ! &lsquo;THE NEW WEST&rsquo; rec&egrave;le une vraie richesse au niveau du d&eacute;veloppement des personnages, de leurs forces et de leurs faiblesses.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Tout d&rsquo;abord les acteurs sont cr&eacute;dibles (et pour cause, beaucoup jouent leur propre r&ocirc;le) ; que ce soient ceux qu&rsquo;on a d&eacute;j&agrave; pu voir sur de nombreuses productions, ou ceux qui nous &eacute;taient totalement inconnus&hellip; Ensuite l&rsquo;histoire est tr&egrave;s travaill&eacute;e, sensible et touchante, s&rsquo;inspirant du v&eacute;cu de ces gens. </span><span style="font-size: 14pt;">Et au final, ce serait une grossi&egrave;re erreur que de ne pas aller le voir !</span><br><span style="font-size: 14pt;"><br>Fruit d&rsquo;un dense travail de pr&eacute;paration qui aura vu la r&eacute;alisatrice et son directeur de la photographie &eacute;cumer le Dakota du sud, le projet aura pris quelque trois ann&eacute;es avant de voir le jour et de devenir ce m&eacute;trage que nous avons eu le privil&egrave;ge de d&eacute;couvrir avant sa sortie. Un tr&egrave;s beau sujet sur une Am&eacute;rique peu montr&eacute;e dans les informations ou dans les films, un monde o&ugrave; tous cohabitent, vivant au sein d&rsquo;une nature parfois sauvage, perp&eacute;tuant des traditions, et nous laissant d&eacute;couvrir des personnes bien ancr&eacute;es dans le monde, mais ayant su rester sinc&egrave;res et simples. Et le r&eacute;sultat est bien l&agrave; &agrave; l&rsquo;&eacute;cran&hellip; &lsquo;THE NEW WEST&rsquo; est un film qui nous subjuguera imm&eacute;diatement, un film dont la lumi&egrave;re tr&egrave;s travaill&eacute;e (Austin Shelton) et des cadrages qui frisent la perfection, sauront mettre en avant cette &laquo; tribu &raquo; constitu&eacute;e en grande partie de femmes ! Presque une sororit&eacute; en fait&hellip;&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Alors oui, c&rsquo;est &eacute;vident que nous avons ador&eacute; &lsquo;THE NEW WEST&rsquo;. A nos yeux le film de Kate Beecroft est &agrave; mettre &agrave; part, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il embrasse un genre existant, relatant cette &eacute;pop&eacute;e rude et &acirc;pre, cette ode aux grands espaces et &agrave; tous ceux qui y vivent, le western ; mais en situant le r&eacute;cit dans cette temporalit&eacute; moderne, actuelle, et repr&eacute;sentative de ce qu&rsquo;est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Am&eacute;rique. Ainsi elle nous semble red&eacute;finir le genre m&ecirc;me dans lequel elle a souhait&eacute; s&rsquo;inscrire, tout en s&rsquo;attardant sur les liens humains et le quotidien - peut-on parler de docu-fiction ? - nous rappelant qu&rsquo;il s&rsquo;agit l&agrave; de la derni&egrave;re fronti&egrave;re.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Et plus que tout, c&rsquo;est probablement un de ces westerns comme on les aime, une tranche de vie dans cette Am&eacute;rique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, dans un monde qui change, mais o&ugrave; - pour nombre d&rsquo;am&eacute;ricains - conserver leur fa&ccedil;on de vivre et s&rsquo;&eacute;panouir dans ce qu&rsquo;ils ont pu cr&eacute;er et construire, est ce qui importe le plus ! A bien des titres, &lsquo;THE NEW WEST&rsquo; est un film profond&eacute;ment &eacute;mouvant et merveilleux de sensibilit&eacute; ; un film qui n&rsquo;oublie pas de nous rappeler que les choses les plus simples sont souvent les plus belles. Et ici, dans ces vastes &eacute;tendues, ce dernier refuge de la libert&eacute;, nous avons comme l&rsquo;impression de mieux comprendre ce qu&rsquo;on nomme l&rsquo;esprit am&eacute;ricain&hellip;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Avec ce film, la r&eacute;alisatrice Kate Beecroft, red&eacute;finit le d&eacute;cor du mythe am&eacute;ricain, et r&eacute;&eacute;crit la destin&eacute;e de celles et de ceux qui le vivent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Le film a re&ccedil;u le prix du public du Festival de Sundance en 2025, et l&rsquo;on comprend bien pourquoi&hellip;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong><br>Synopsis : </strong>Tabatha vit dans son ranch au c&oelig;ur des Badlands, les grandes plaines du Dakota du sud. Malgr&eacute; des difficult&eacute;s financi&egrave;res, elle accueille des adolescents rebelles et leur transmet sa passion pour les chevaux, qu&rsquo;elle dresse avec eux, leur enseignant la magie et la gr&acirc;ce du rod&eacute;o. Ensemble, ils r&eacute;inventent l&rsquo;Ouest am&eacute;ricain. Un jour, un &eacute;leveur d&rsquo;un comt&eacute; voisin propose &agrave; Tabatha de lui racheter son ranch...</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, mai 2025</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Casting :</em></strong><br><em>Porshia Zimiga : PORSHIA ZIMIGA</em><br><em>Tabatha Zimiga : TABATHA ZIMIGA</em><br><em>Roy Waters : SCOOT MCNAIRY</em><br><em>Tracey : JENNIFER EHLE</em><br><em>Jesse : JESSE THORSON</em><br><em>Ryder : CHANCEY RYDER WITT</em><br><em>Clay : CLAY PATENEAUDE</em><br><em>Leanna : LEANNA SHUMPERT</em><br><em>Brynn : BRYNN DARLING</em><br><em>Skylar : WYATT MANSFIELD</em></p>
<p><strong><em>Equipe technique :</em></strong><br><em>Sc&eacute;nario et r&eacute;alisation : KATE BEECROFT</em><br><em>Production : LILA YACOUB, KATE BEECROFT, MELANIE RAMSAYER, SHANNON MOSS</em><br><em>Image : AUSTIN SHELTON</em><br><em>Montage : JENNIFER VECCHIARELLO</em><br><em>Musique : LUKAS FRANK, DANIEL MEYER-O&rsquo;KEEFFE</em><br><em>Son : SERGIO DIAZ</em><br><em>Costumes : CHRISTINA BLACKALLER</em><br><em>Casting : WITTNEY HORTON</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>'L'enfant Bélier' de Marta Bergman sort sur les écrans le 29 avril… attention, c’est un film poignant et dérangeant qui nous donnera par instant l’impression de toucher à l’insoutenable !</title>
      <description><![CDATA[Vaste d&eacute;bat et sujet complexe, car inspir&eacute; d'une histoire vraie ! Ainsi 'L'enfant B&eacute;lier' de la r&eacute;alisatrice Marta Bergman est un film dur et sans concession. Car comment l&eacute;gitimer u...]]></description>
      <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/l-enfant-belier-de-marta-bergman-sort-sur-les-ecrans-le-29-avril-attention-c-est-un-film-poignant-et-derangeant-qui-nous-donnera-par-instant-l-impression-de-toucher-a-l-insoutenable-1062</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Vaste d&eacute;bat et sujet complexe, car inspir&eacute; d'une histoire vraie ! Ainsi 'L'enfant B&eacute;lier' de la r&eacute;alisatrice Marta Bergman est un film dur et sans concession. Car comment l&eacute;gitimer un tir effectu&eacute; pour stopper un v&eacute;hicule et qui entrainera une irr&eacute;m&eacute;diable conclusion ? Se structurant autour des intervenants, le policier, les migrants, la vie des uns et des autres, l'enqu&ecirc;te et ce qui suit le drame ; le film nous laisse une impression am&egrave;re en bouche, comme une sorte de d&eacute;go&ucirc;t face &agrave; l'incurie humaine, &agrave; la b&ecirc;tise et &agrave; ce manque criant d'humanit&eacute;. &nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Que nous soyons conscient de ce que repr&eacute;sente le ph&eacute;nom&egrave;ne migratoire ou pas, que nous soyons touch&eacute;s ou non - et avec un monde qui d&eacute;rive de plus en plus, prisonnier de sa propre violence - il est impossible de ne pas se sentir concern&eacute; ; le film nous happe et dans sa 'simplicit&eacute;' nous soumet une version, pas n&eacute;cessairement la plus juste, pas obligatoirement la moins vraie, mais juste un point de vue, une image &agrave; un moment donn&eacute;.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">L'horreur d'une situation nait souvent de l'incompr&eacute;hension que l'on ressent, de cette douleur qui nous &eacute;treint. Et 'L'enfant B&eacute;lier' n'&eacute;chappe pas &agrave; cette r&egrave;gle, car sans effet, ni exag&eacute;ration, la r&eacute;alisatrice nous convie &agrave; nous interroger sur ce que nous voyons et la fa&ccedil;on que nous avons de surmonter les &eacute;preuves. La culpabilit&eacute;, les regrets ou l&rsquo;incompr&eacute;hension sont trait&eacute;s avec dignit&eacute;, sans s&rsquo;appesantir ni porter ce regard trop souvent &lsquo;voyeur&rsquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Co-production entre la Belgique et le Canada, le m&eacute;trage nous emporte dans un maelstr&ouml;m d&rsquo;une grande violence, non pas parce que l&rsquo;histoire l&rsquo;est ; ou bien qu&rsquo;elle nous permet de supposer qu&rsquo;il y a de mauvaises personnes et des bonnes ; non, c&rsquo;est bien parce que la situation &eacute;nonc&eacute;e et le d&eacute;roulement des &eacute;v&egrave;nements ne pouvait qu&rsquo;entra&icirc;ner l&rsquo;irr&eacute;m&eacute;diable et in&eacute;luctable conclusion.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Et - c&rsquo;est l&agrave; la source du drame - il n&rsquo;y a ni m&eacute;chants ni gentils, il n&rsquo;y a que des individus, des humains qui pour certains sont pr&ecirc;t &agrave; tout afin de survivre, d&rsquo;autres qui sont prisonniers de leur devoir et d&rsquo;autres encore de leur logique trop implacable et ce faisant inhumaine.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est un film bouleversant qui nous laisse sur le bord de la route (n&rsquo;y voyez aucun jeu de mots), meurtris et profond&eacute;ment choqu&eacute;s. Nous ignorons comment la vie peut se r&eacute;organiser apr&egrave;s de tels &eacute;v&egrave;nements, mais subtilement, l&rsquo;image finale que nous offre la r&eacute;alisatrice, nous aide &agrave; surmonter en partie ce deuil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Au del&agrave; des mots et des images, au del&agrave; de ce que repr&eacute;sente le cin&eacute;ma, n&rsquo;y a t-il pas tout simplement l&rsquo;obligation &agrave; certains moments d&rsquo;offrir aux spectateurs des &oelig;uvres n&eacute;cessaires, quand bien m&ecirc;me leur sujet nous fait mal ou que le drame &eacute;voqu&eacute; nous fait horreur ? C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;en des termes simples se pose cette lancinante question. Doit-on inciter &agrave; aller voir de telles &oelig;uvres, et comment les cataloguer.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ici, &agrave; Cin&eacute;maradio, nous pensons qu&rsquo;une &oelig;uvre forte (de quelque nature qu&rsquo;elle soit), m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre vue, lue ou entendue. Il n&rsquo;y pas de mauvais sujets, juste de mauvaises perceptions. En l&rsquo;&eacute;tat, notre devoir de chroniqueur est de rester &eacute;veill&eacute; et confiant dans ce que nous faisons. Si commenter un film ou le critiquer n&eacute;cessite de l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; et du recul, imaginons le travail de tous ces intervenants du cin&eacute;ma, des acteurs, du sc&eacute;nariste et du r&eacute;alisateur ; afin de porter &agrave; notre connaissance une histoire !</span><br><span style="font-size: 14pt;">Alors que le film soit beau, joyeux ou r&eacute;silient, qu&rsquo;il nous inspire de la confusion ou de la tristesse ; chaque &oelig;uvre est m&eacute;ritoire et nous nous devons de l&rsquo;&eacute;voquer avec empathie mais professionnalisme.<br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Allez voir '<em>L'enfant B&eacute;lier</em>' de Marta Bergman, laissez-vous impr&eacute;gner de ces impressions et de ces images&hellip; Est-ce qu&rsquo;il est poignant, oui !&hellip; Est-ce qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire de le regarder, oui !&hellip; Et au final, est-ce qu&rsquo;il peut vous faire mal, probablement que oui ! ; mais notre civilisation - encore plus aujourd&rsquo;hui - a besoin d&rsquo;un tel film, d&rsquo;un tel rep&egrave;re !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis : </strong>Sara et Adam sont arriv&eacute;s ill&eacute;galement en Belgique avec leur petite fille de 2 ans, esp&eacute;rant rejoindre l&rsquo;Angleterre. Entass&eacute;s &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re d&rsquo;un v&eacute;hicule, la peur semble prendre le pas sur l&rsquo;espoir. Redouane est policier depuis 20 ans. Avec son &eacute;quipe, toutes les nuits, il fait la chasse aux passeurs. Ce soir-l&agrave;, alors que la voiture de police essaie d&rsquo;arr&ecirc;ter la camionnette soup&ccedil;onn&eacute;e de transporter des migrants, tout bascule&hellip;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, avril 2026</span></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<blockquote>
<p><strong><em>L&rsquo;ENFANT B&Eacute;LIER</em></strong><br><em>Belgique, Canada (2026, 1h34)</em><br><em>R&eacute;alisation : Marta Bergman &nbsp; &nbsp;</em><br><em>Image : &nbsp; &nbsp;No&eacute; Bach &nbsp; &nbsp;</em><br><em>Sc&eacute;nario : Marta Bergman, Ely Chevillot, Sacha Ferbus, Camille Mol &nbsp; &nbsp;</em><br><em>Casting : Salim Kechiouche, Lucy Debay, Marie Denarnaud, Zbeida Belhajamor</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘Caravane’, le film de Zuzana Kirchnerová sort sur nos écrans le 22 avril… Sensible et poignant, le film est à découvrir absolument</title>
      <description><![CDATA[Ce qui est &eacute;voqu&eacute; dans ce m&eacute;trage sensible, c&rsquo;est le drame dans ce qu&rsquo;il a de permanent, cette dimension n&eacute;gative qui s&rsquo;impose aux parents ayant un enfant handicap&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Mon, 20 Apr 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/caravane-le-film-de-zuzana-kirchnerova-sort-sur-nos-ecrans-le-22-avril-sensible-et-poignant-le-film-est-a-decouvrir-absolument-1070</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Ce qui est &eacute;voqu&eacute; dans ce m&eacute;trage sensible, c&rsquo;est le drame dans ce qu&rsquo;il a de permanent, cette dimension n&eacute;gative qui s&rsquo;impose aux parents ayant un enfant handicap&eacute; en charge. Bien loin de tout autre consid&eacute;ration, c&rsquo;est la r&eacute;alit&eacute; de la solitude qui nous vient &agrave; l&rsquo;esprit, ce sentiment d&rsquo;&ecirc;tre confront&eacute; (seul) en permanence &agrave; ces conditions de vie si dures, qui s&rsquo;accompagnent d&rsquo;une distanciation avec le monde du &lsquo;banal&rsquo; et du &lsquo;courant&rsquo;. Au bout du rouleau, le personnage f&eacute;minin, femme esseul&eacute;e, d&eacute;cide de partir vers la mer en qu&ecirc;te d&rsquo;un peu de libert&eacute; et d&rsquo;une &laquo; &eacute;mancipation &raquo; bienvenue, celle de son r&ocirc;le de m&egrave;re d&rsquo;un enfant handicap&eacute; !</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;&eacute;chapp&eacute;e belle qui entra&icirc;nera Ester et son fils David, accompagn&eacute;s d&rsquo;une jeune femme ramass&eacute;e au bord de la route, c&rsquo;est un peu comme un rayon de soleil, une bouff&eacute;e d&rsquo;ind&eacute;pendance, un moment &eacute;chapp&eacute; au temps et aux contraintes.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Alors au risque de d&eacute;voiler trop de l&rsquo;intrigue, nous ne nous appesantirons pas sur les p&eacute;rip&eacute;ties qui &eacute;maillent le r&eacute;cit ; entre drame de la vie ordinaire et &eacute;preuves qu&rsquo;elle nous impose ; le r&eacute;cit oscillant entre une &eacute;pop&eacute;e qui se verrait joyeuse, et dans le m&ecirc;me temps d&rsquo;une grande complexit&eacute; du fait des responsabilit&eacute;s et du poids de la charge !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">La r&eacute;alisatrice insiste beaucoup sur la solitude de cette m&egrave;re, sur les devoirs qu&rsquo;elle s&rsquo;impose, et nous offre &agrave; nous spectateurs ce qui nous appara&icirc;t &ecirc;tre comme son chemin de croix. Et en soulignant un peu trop les besoins de son personnage central, la r&eacute;alisatrice s&rsquo;oublie, mettant l&rsquo;accent sur des choses qui nous paraissent &eacute;videntes, mais qui ne sont pas sans ralentir l&rsquo;action.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Mais son &eacute;tude d&rsquo;un personnage en permanence au bord du gouffre - dans un traitement finalement assez clinique, mais tr&egrave;s inspir&eacute;, parce que plein d&rsquo;amour - nous permet d&rsquo;assister n&eacute;anmoins &agrave; de beaux moments. Rappelons qu&rsquo;il s&rsquo;agit seulement du premier long m&eacute;trage de la r&eacute;alisatrice Zuzana Kirchnerová, et qu&rsquo;elle s&rsquo;inspire ici de sa propre exp&eacute;rience.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Aussi assistons-nous &agrave; de rares moments de pl&eacute;nitude - comme des instants de paix qui surgissent ici et l&agrave; - ainsi qu&rsquo;&agrave; d&rsquo;assez rares moments de col&egrave;re ou d&rsquo;&eacute;garement, qui d&eacute;finissent en quelque sorte, ce qu&rsquo;est la vie de cette femme, de cette m&egrave;re aimante, d&eacute;pass&eacute;e mais r&eacute;siliente. De fa&ccedil;on tr&egrave;s pr&eacute;gnante, c&rsquo;est la sensation d&rsquo;abandon qui nous frappe. Et au fur et &agrave; mesure, s&rsquo;esquisse par petites touches le portrait touchant, parfois tendre, et en m&ecirc;me temps empli de confusion et de d&eacute;sespoir d&rsquo;une m&egrave;re, d&eacute;pass&eacute;e par les &eacute;v&egrave;nements et par sa d&eacute;tresse sans fond.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"></span><span style="font-size: 14pt;">Sur un sujet &eacute;minemment complexe, dont nous savons pertinemment qu&rsquo;il reste un &lsquo;vrai&rsquo; sujet de soci&eacute;t&eacute;, qui aujourd&rsquo;hui n&rsquo;apporte toujours pas de r&eacute;ponses &agrave; la souffrance morale des parents, Zuzana Kirchnerová, r&eacute;ussit &agrave; nous offrir un film intense et sensible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Une remarque concernant le jeune acteur qui incarne David&hellip;</span><br><span style="font-size: 14pt;">En tant que spectateur, et parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un film, nous serons rest&eacute;s sur notre faim quant au &nbsp;personnage de David, le jeune acteur nous ayant sembl&eacute; peu convaincant ou tout du moins, ne provoquant gu&egrave;re de sympathie ou d&rsquo;empathie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><br><em><strong>Synopsis : </strong>Ester élève seule David, son fils atteint d&rsquo;une déficience intellectuelle. Cet été, elle rêve d&rsquo;un peu d&rsquo;insouciance chez des amis en Italie. Mais après une crise de David, la tension monte, et ils se retrouvent exilés dans une vieille caravane au fond du jardin. C&rsquo;en est trop pour Ester. Sur un coup de tête, ils prennent la route. Quand Zuza, jeune routarde sans préjugés, embarque à leurs côtés, un trio bancal mais sincère se forme, entre joie fragile et liberté inattendue.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, avril 2026</span><br><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Long-métrage, 1h42, Tchéquie, Slovaquie, Italie (2025)</em></strong></p>
<p><strong><em>CASTING</em></strong><br><em>ESTER : Aňa Geislerová</em><br><em>DAVID : David Vodstrcil</em><br><em>ZUZA : Juliána Brutovská</em></p>
<p><strong><em>EQUIPE TECHNIQUE ET ARTISTIQUE</em></strong><br><em>Réalisatrice : Zuzana Kirchnerová</em><br><em>Auteurs : Zuzana Kirchnerová, Tomáš Bojar, Kristina Májová</em><br><em>Image : Simona Weisslechner, Denisa Buranová</em><br><em>Son : Klára Javoříková</em><br><em>Décors : Cristina Bartoletti</em><br><em>Costumes : Zuzana Mazáčová</em><br><em>Eclairage : Rost Vasylyev, Jiří Navrátil</em><br><em>Montage : Adam Brothánek</em><br><em>Musique : Aid Kid, Viera Marinová</em><br><em>Producteurs : Dagmar Sedláčková, Jakub Viktorín</em><br><em>Coproducteurs : Carlo Cresto Dina, Ilaria Malagutti, Manuela Melissano (Tempesta, IT), Czech Television, Slovak Television and Radio, Amygdala Pictures, Innogy</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘Dernière soirée’ est sur nos écrans… un jeune réalisateur, une idée singulière qu’accompagne une mise en scène très léchée, quelques défauts, mais de l’enthousiasme et de la volonté… du cinéma d’auteur !</title>
      <description><![CDATA[Moyen m&eacute;trage r&eacute;alis&eacute; par NICOLAS DOZOL, &lsquo;Derni&egrave;re soir&eacute;e&rsquo; arrive sur les &eacute;crans et au del&agrave; d&rsquo;ind&eacute;niables qualit&eacute;s esth&eacute;tiques et...]]></description>
      <pubDate>Wed, 18 Mar 2026 19:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/derniere-soiree-est-sur-nos-ecrans-un-jeune-realisateur-une-idee-singuliere-qu-accompagne-une-mise-en-scene-tres-lechee-quelques-defauts-mais-de-l-enthousiasme-et-de-la-volonte-du-cinema-d-auteur-1057</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Moyen m&eacute;trage r&eacute;alis&eacute; par NICOLAS DOZOL, &lsquo;Derni&egrave;re soir&eacute;e&rsquo; arrive sur les &eacute;crans et au del&agrave; d&rsquo;ind&eacute;niables qualit&eacute;s esth&eacute;tiques et de mise en image, laisse une impression mitig&eacute;e au spectateur que nous sommes. Int&eacute;ressant, ce film singulier mais confus, pourrait s&rsquo;av&eacute;rer envo&ucirc;tant tant il s&rsquo;inscrit dans la cat&eacute;gorie &lsquo;film d&rsquo;auteur&rsquo; et cin&eacute;ma &lsquo;exp&eacute;rimental&rsquo;, mais nous laisse un peu en plan ! Demeure une belle initiative - penser, r&eacute;aliser, produire (et sortir en salles), est un parcours du combattant - qu&rsquo;il nous faut saluer ; et si l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr&eacute;sente allez le voir et faites-vous votre propre opinion.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est vrai qu&rsquo;on pourrait classer ce m&eacute;trage parmi les &laquo; O.C.N.I. &raquo;, objet cin&eacute;matographique non identifi&eacute; ! Si l&rsquo;approche initiale pourrait sembler relever d&rsquo;une normalit&eacute; banale - ici des personnes qui se retrouvent &agrave; une f&ecirc;te, situation on ne peut plus banale - la suite nous emporte dans un sorte de r&eacute;alit&eacute; parall&egrave;le, o&ugrave; plusieurs d&rsquo;entre-elles d&eacute;couvrent qu&rsquo;elles sont &agrave; priori mortes, et ne peuvent sortir de la maison !&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ce sch&eacute;ma, qui rappellerait &agrave; certains des &eacute;pisodes de <em>La Quatri&egrave;me Dimension</em>, voire de <em>Twilight Zone</em> ; a longtemps fait l&rsquo;objet des attentions de nombre d&rsquo;&eacute;crivains, et nous n&rsquo;en dresseront pas le catalogue. Mais l&rsquo;affaire est entendue, les histoires de morts survenus tandis que les d&eacute;funts ignorent tout de leur &eacute;tat - souvenons-nous de Patrick Swayze au d&eacute;but de &lsquo;<em>Ghost</em>&rsquo; - font partie du folklore, et de ces histoires qui ont su nous offrir de beaux moments de cin&eacute;ma (et parfois, certains tr&egrave;s effrayants).</span><br><span style="font-size: 14pt;">La diff&eacute;rence est qu&rsquo;ici il s&rsquo;agit d&rsquo;un m&eacute;trage qui s&rsquo;envole vers une dimension exp&eacute;rimentale, tout en ayant assimil&eacute; les r&egrave;gles de la fameuse nouvelle vague avec ses codes et son mode de r&eacute;flexion.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Cr&eacute;ation &lsquo;artificielle&rsquo;, les personnages, leur motivations ou leur pass&eacute; (ce qui nous est donn&eacute; de savoir sur eux), tout sonne faux, comme si nous &eacute;tions d&eacute;j&agrave; pi&eacute;g&eacute; dans ce monde parall&egrave;le, cette structure dont ne sortent pas les principaux protagonistes. Relecture du mythe de l&rsquo;antichambre de la mort - le bien nomm&eacute; purgatoire - &lsquo;<em>Derni&egrave;re soir&eacute;e</em>&rsquo;, oscille entre un bon &eacute;pisode d&rsquo;une des s&eacute;ries cit&eacute;es pr&eacute;c&eacute;demment, et un moyen m&eacute;trage (il ne fait que 70 minutes) parfois l&eacute;ger dans son &eacute;tude et o&ugrave; le spectateur se retrouve &agrave; regarder sa montre.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Avec quelques choix plus ou moins contestables ; comme cette sc&egrave;ne d&rsquo;amour au masculin, aussi inutile que platement film&eacute;e et de fa&ccedil;on trop suggestive, ce qui ajoute de l&rsquo;incoh&eacute;rence &agrave; ce moment pr&eacute;cis ; nous nous perdons peu &agrave; peu, sans bien comprendre ce qui s&rsquo;est pass&eacute;, et si il y a un objectif derri&egrave;re tout &ccedil;a !</span><br><span style="font-size: 14pt;">Car emport&eacute;s dans un ailleurs dont nous ne savons rien, nous ignorons &eacute;galement la raison de &laquo; l&rsquo;emprisonnement &raquo; de ces quatre personnages. Avertissement, passage au purgatoire, fantasme ou hallucination,&hellip; le spectateur d&eacute;cidera.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Aussi, m&ecirc;me si les acteurs sont plut&ocirc;t bons, les situations manquent de vraisemblances, d&rsquo;autant que le r&eacute;alisateur ne nous offrira pas de vraie r&eacute;ponse et nous laissera sur notre faim.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Sans doute le m&eacute;trage est-il trop long - certains plans tr&egrave;s esth&eacute;tiques n&rsquo;ajoutent rien &agrave; l&rsquo;histoire - et on se dira que ramen&eacute;e &agrave; 50 minutes, l&rsquo;intrigue aurait gagn&eacute;e en puissance.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Relativement rythm&eacute; et tr&egrave;s bien film&eacute;, le film suscite en nous de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et dans le m&ecirc;me temps nous semble confus. &lsquo;Derni&egrave;re soir&eacute;e&rsquo; s&rsquo;av&egrave;re assez singulier pour trouver son public - et en ces temps de banalit&eacute;, ce n&rsquo;est pas si mal - aussi attendrons-nous un prochain m&eacute;trage afin de nous faire une id&eacute;e plus pr&eacute;cise de ce que ce jeune r&eacute;alisateur a &agrave; nous offrir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis : </strong>Lors d&rsquo;une soir&eacute;e de fin d&rsquo;&eacute;tudes, Angela, Alexander, Lily et Ethan, quatre adolescents en pleine crise existentielle, sont face &agrave; leur mal-&ecirc;tre. C&rsquo;est lorsqu&rsquo;ils se retrouvent tous les quatre enferm&eacute;s, qu'ils se demandent s&rsquo;il ne s&rsquo;agirait pas de leur derni&egrave;re soir&eacute;e&hellip;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, mars 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><br><strong><em>Derni&egrave;re soir&eacute;e</em></strong><br><em>[Drame, Adolescent, Fantastique - 2023 - 70 min)</em><br><em>Réalisation : NICOLAS DOZOL</em><br><em>&Eacute;crit par : CHLOÉ VITTENET, PAUL TOMASINI, LEAH LADOUX et NICOLAS DOZOL</em><br><em>Production : LIGHTS RUSH</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Casting</em></strong><br><em>Angela : LUCIE CECCHI</em><br><em>Alexander : RÉMI GERARD</em><br><em>Lily : UMA CONDOLO</em><br><em>Ethan : TEDDY HARDY</em><em></em></p>
</blockquote>
<p></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le réalisateur JEAN-MICHEL LOUTOBY nous invite à découvrir son long-métrage, ‘LES FRACTURES INVISIBLES’ ; un beau plaidoyer pour l’écoute et la reconstruction de soi… Sortie le 25 mars !</title>
      <description><![CDATA[&lsquo;Les fractures invisibles&rsquo; est un film ind&eacute;pendant qui devrait nous inspirer en ce qu&rsquo;il v&eacute;hicule comme message, l&rsquo;espoir et la r&eacute;silience, mais en parall&egrave;le de ces ...]]></description>
      <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/le-realisateur-jean-michel-loutoby-nous-invite-a-decouvrir-son-long-metrage-les-fractures-invisibles-un-beau-plaidoyer-pour-l-ecoute-et-la-reconstruction-de-soi-sortie-le-25-mars-1054</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">&lsquo;Les fractures invisibles&rsquo; est un film ind&eacute;pendant qui devrait nous inspirer en ce qu&rsquo;il v&eacute;hicule comme message, l&rsquo;espoir et la r&eacute;silience, mais en parall&egrave;le de ces &eacute;l&eacute;ments, o&ugrave; il saura amener dans l&rsquo;histoire cet ancrage dans une r&eacute;alit&eacute; tangible, brossant un portrait de la Martinique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui se veut r&eacute;aliste. En s&rsquo;appuyant sur des enjeux soci&eacute;taux, humains et philosophiques qui sont sans contexte &agrave; la base de toute consid&eacute;ration, le r&eacute;alisateur JEAN-MICHEL LOUTOBY touche &agrave; l&rsquo;intime, sans exc&egrave;s et avec empathie, et appelle le spectateur &agrave; &eacute;couter et comprendre comment on peut sombrer, tenter de se reconstruire, au del&agrave; des sacrifices, des erreurs et des d&eacute;fis.&nbsp;</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Porter un regard sur les conflits de g&eacute;n&eacute;ration est rarement chose ais&eacute;e. Ici comme ailleurs, les conflits li&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation ou aux &eacute;tudes sont souvent sources d&rsquo;incompr&eacute;hension et de ranc&oelig;ur. Dans l&rsquo;histoire que nous conte JEAN- MICHEL LOUTOBY, il y a un peu de &ccedil;a, ainsi qu&rsquo;une r&eacute;flexion sur le monde qui nous entoure, ses exc&egrave;s et ses travers. Et puis &eacute;galement, comme parfois cela arrive, s&rsquo;ajoutent &agrave; ces probl&eacute;matiques des questions de harc&egrave;lement dans l&rsquo;univers scolaire et au dehors, qui malheureusement soulignent certaines fois l&rsquo;incapacit&eacute; qu&rsquo;ont les parents &agrave; appr&eacute;hender &agrave; quel point les choses sont dramatiques, et qu&rsquo;ils ne peuvent (et ne doivent) pas passer cela sous silence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Mais ce qui nous happe de suite, c&rsquo;est la pr&eacute;sence d&rsquo;un v&eacute;ritable discours li&eacute; &agrave; la prise de conscience de la violence. Ainsi, le r&eacute;alisateur va-t-il jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;voquer dans son histoire, l&rsquo;ensauvagement - ce qu&rsquo;on nomme &eacute;galement la barbarie - ; cette inhumanit&eacute; dont font preuve certaines personnes (ils, elles&hellip;) au sein de la soci&eacute;t&eacute; et qui se manifeste parfois dans des actes dont toute empathie et toute mesure auront disparues.</span><br><span style="font-size: 14pt;">En se greffant sur cette trame, le personnage du p&egrave;re, strict, avec un regard sur le monde inad&eacute;quat, repr&eacute;sente assez bien ce foss&eacute; que nous &eacute;voquions au d&eacute;but ; et qui par le biais de son comportement intransigeant, en quelque sorte, pousse son fils dans ses retranchements.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ainsi certains mots peuvent para&icirc;tre forts, ou tr&egrave;s durs, certains &eacute;changes entre le p&egrave;re et le fils pourraient r&eacute;ussir &agrave; surprendre ou choquer le spectateur, dans ce qu&rsquo;on ne peut que qualifier de violence psychologique.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Mais le r&eacute;alisateur d&eacute;cide de nous offrir une fin qui transcende les drames que l&rsquo;on vient de vivre en offrant aux spectateurs, une r&eacute;solution de l&rsquo;intrigue (&lsquo;des&rsquo; pour &ecirc;tre plus exact) ou le pardon, la reconnaissance de ses erreurs, le besoin d&rsquo;&ecirc;tre avec les autres - apais&eacute; et heureux -, prend le pas sur toute autre consid&eacute;ration.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Notons que de la production &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation, en passant par les diff&eacute;rents corps de m&eacute;tier, tout s&rsquo;est fait en collaboration avec la Mission locale du nord de la Martinique. Les acteurs eux-m&ecirc;mes &eacute;tant sortis des rangs des jeunes inscrits à la mission. Cette ambition affirm&eacute;e de r&eacute;ussir &agrave; cr&eacute;er un projet cin&eacute;matographique viable et d&rsquo;offrir &agrave; des jeunes une opportunit&eacute; professionnelle dans l&rsquo;industrie du cin&eacute;ma aura donc abouti &agrave; la sortie de ce joli film, qui arrive sur nos &eacute;crans le 25 mars.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">On regrettera sans doute que la bande-son soit si moderne et presque impersonnelle ; &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;avoir une v&eacute;ritable ambiance musicale. Ainsi, on fr&ocirc;le le clich&eacute; comme lors de l&rsquo;incarc&eacute;ration du jeune homme, alors qu&rsquo;une musique rap l&rsquo;accompagne jusqu&rsquo;&agrave; sa cellule. On dira qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit l&agrave; que de quelques instants ; des d&eacute;fauts mineurs ; mais n&rsquo;en demeure pas moins que le montage du film y aurait gagn&eacute; avec une musique mieux inspir&eacute;e.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Mais rassurez-vous, ces petits d&eacute;fauts finalement repr&eacute;sentent bien peu ; et ne sauraient g&acirc;cher l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que vous porterez aux &lsquo;<em>FRACTURES INVISIBLES</em>&rsquo; !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong><br>Synopsis :</strong> Dans une famille o&ugrave; le poids des traditions d&eacute;passe celui de r&ecirc;ves individuels, Dylan, 19 ans, vit sous la pression constante d&rsquo;un p&egrave;re autoritaire, chirurgien reconnu, qui lui impose des &eacute;tudes de m&eacute;decine. Aspirant &agrave; une carri&egrave;re artistique ou technique, Dylan sombre dans une spirale de frustration, d&rsquo;&eacute;chec et d&rsquo;influences toxiques. Un soir, sous l&rsquo;effet de la drogue, il commet un acte de violence irr&eacute;parable contre ses parents. Tandis qu&rsquo;il est confront&eacute; &agrave; la justice et &agrave; ses remords, sa s&oelig;ur cadette L&eacute;a devient victime d&rsquo;un harc&egrave;lement brutal dans un lyc&eacute;e. Alors que L&eacute;a sombre, Dylan trouve en lui une lueur d&rsquo;espoir : se reconstruire pour prot&eacute;ger sa s&oelig;ur et tenter de recoller les morceaux d&rsquo;une famille fractur&eacute;e.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, mars 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong>Les Fractures Invisibles [1h15, Drame familial et social]</strong><br>Ralisateur et Scénariste : Jean-Michel LOUTOBY<br>Directeur de la Photographie : Teddy ALBERT<br>Monteur : Sonia SOKOLOWSKI<br>Chef Décorateur : Elisia DOUILLET<br>Directeur artistique : Christelle MATOU<br>Compositeur : Wilfried BEAUGENDRE, Orlane HOAREAU, Jean-Michel LOUTOBY, Jean-Michel RAGGIOLI<br>Producteur : Mission Locale Nord Martinique<br>Casting : &nbsp;Axelle RENÉ ; Lenny MICHANOL ; Érika LINISE-MARQUEZ ; Frédérique FOSTAN ; Doraline GARCIA</p>
<p><strong>Casting</strong><br>Dylan : Lenny MICHANOL<br>Léa : Axelle RENÉ<br>Jean-Pierre (le père) : Frédéric FOSTAN<br>Maryse (la mère) : Erika LINISE<br>Clara (l&rsquo;amie de Léa) : Doraline GARCIA<br>Kevin (ami de Dylan) : Yann FLORINE<em></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le DVD du dernier film d’AMOS GITAI ; « Why War » est disponible. Réflexion salutaire sur le pourquoi de la guerre et comment l’éviter, le film est un appel à la raison, un rappel des conséquences</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; Cin&eacute;maradio, nous aimons beaucoup le r&eacute;alisateur isra&eacute;lien, Amos Gitai ! En humaniste et homme de paix ; il nous avait grandement impressionn&eacute; avec son adaptation du rhinoc&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 14:11:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/le-dvd-du-dernier-film-d-amos-gitai-why-war-est-disponible-reflexion-salutaire-sur-le-pourquoi-de-la-guerre-et-comment-l-eviter-le-film-est-un-appel-a-la-raison-un-rappel-des-consequences-1053</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">&Agrave; Cin&eacute;maradio, nous aimons beaucoup le r&eacute;alisateur isra&eacute;lien, Amos Gitai ! En humaniste et homme de paix ; il nous avait grandement impressionn&eacute; avec son adaptation du rhinoc&eacute;ros de Ionesco (<a href="/news/shikun-un-film-engage-du-realisateur-israelien-amos-gitai-sort-le-6-mars-697">Shikun</a>, sorti en 2024). Avec &lsquo;Pourquoi la guerre&rsquo; qui se base sur la correspondance entre Albert Einstein et Sigmund Freud ; il nous revient avec un film aussi fort et aussi d&eacute;rangeant.<br>Comme dans son pr&eacute;c&eacute;dent, film, les premi&egrave;res images consacrent cette vision d&rsquo;Isra&euml;l, la vision d&rsquo;une ville en perp&eacute;tuelle &eacute;volution, aux affiches innombrables, aux slogans caviard&eacute;s sur les murs, aux constructions qui semblent ne jamais arr&ecirc;ter de cro&icirc;tre, des lieux emplis d&rsquo;un bruit incessant ; et qui, malgr&eacute; la population qu&rsquo;on y distingue, nous semblent presque &ecirc;tre sans &acirc;me. Et cette image - qui nous perturbera - celle de l&rsquo;individu, de cette humanit&eacute;, est bien le fond du probl&egrave;me, cet abandon de ce qui fait de nous des &ecirc;tres pensants et conscients de nos actes.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est une r&eacute;flexion sur &lsquo;comment &eacute;viter la guerre&rsquo; &agrave; laquelle se livre le r&eacute;alisateur. Son discours emprunte beaucoup &agrave; une forme de critique quant &agrave; l&rsquo;approche des conflits, telle que la vie dans nos soci&eacute;t&eacute;s modernes nous les font vivre ; par &eacute;crans interpos&eacute;s, au travers de flashs d&rsquo;information, par le biais de reportages toujours au plus pr&egrave;s du combat, dans ce qui ressemble presque &agrave; une sacralisation de l&rsquo;horreur et de ce que repr&eacute;sente le fait d&rsquo;&ocirc;ter une vie.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Et en se basant sur ces &eacute;changes entre Einstein et Freud, Amos Gitai introduit une &oelig;uvre qui subtilement m&eacute;lange le th&eacute;&acirc;tre, le documentaire et le film.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Remarquable, allit&eacute;ration sur le pourquoi des choses et de la violence, dont certains sont capables, le r&eacute;alisateur, nous convie &agrave; ce voyage qui devient introspectif, et surtout qui nous met face &agrave; nos responsabilit&eacute;s, en tant qu&rsquo;&ecirc;tres pensants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Le spectateur trouvera Mathieu Amalric excellent dans son r&ocirc;le de Freud ; un r&ocirc;le probablement complexe &agrave; jouer, et qui y a repr&eacute;sent&eacute; un r&eacute;el d&eacute;fi dans l&rsquo;interpr&eacute;tation ; sans exag&eacute;ration ni caricature. Et dans celui d&rsquo;Einstein, on retrouvera Micha Lescot, l&rsquo;initiateur de cette conversation, cet &eacute;change qui date de 1932 ; et qui imm&eacute;diatement nous renverra &agrave; ces images r&eacute;centes et &agrave; ces conflits permanents.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Si, en parlant des fondements de la psychologie de l&rsquo;Eros, de la violence, de la pulsion ; nous sommes convi&eacute;s &agrave; prendre la mesure de ce qui ressemble in fin&eacute; &agrave; des combats de coqs, la r&eacute;sultante en sera que cette haine et ces actes barbares ne feront qu&rsquo;ent&eacute;riner les diff&eacute;rences et exalter les sentiments de ranc&oelig;ur et de vengeance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Ainsi cet &eacute;change historique entre Sigmund Freud et Albert Einstein, trouve un &eacute;cho d&eacute;sesp&eacute;rant dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, ou la violence, la sauvagerie sont monnaie courante, et o&ugrave; le moindre conflit se r&egrave;gle &agrave; coups de missiles ou sous un tapis de bombe.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Comme nous l&rsquo;avons &eacute;voqu&eacute;, c&rsquo;est un m&eacute;trage qui se situe entre le documentaire, le th&eacute;&acirc;tre et le film exp&eacute;rimental ; ce qui nous appara&icirc;t comme &eacute;vident, dans certains plans-s&eacute;quences ou dans les sc&egrave;nes d&rsquo;&eacute;change.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est un film qui provoque en nous des sentiments mitig&eacute;s ; mais qui prouve, qu&rsquo;au-del&agrave; de la rh&eacute;torique, au-del&agrave; de la fa&ccedil;on d&rsquo;appr&eacute;hender la guerre ; se trouve l&rsquo;&eacute;vidence, celle qui est de reconna&icirc;tre que cette derni&egrave;re est un reflet de nous, ; un constat qui doit nous mener &agrave; une r&eacute;flexion sur le pourquoi de sa cr&eacute;ation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">D&rsquo;une grande beaut&eacute; visuelle, chaque plan est soign&eacute; et m&eacute;ticuleusement &eacute;tudi&eacute; ; d&rsquo;une grande qualit&eacute; dans les textes et leur interpr&eacute;tation (th&eacute;&acirc;trale certes, mais tel est le sous-sujet), les dialogues &eacute;tant d&rsquo;une grande lisibilit&eacute; et les acteurs s&rsquo;en impr&eacute;gnant ; &laquo; Why War &raquo; est autant un film complexe parfois &agrave; d&eacute;crypter, sans &ecirc;tre inaccessible, qu&rsquo;un film incroyablement exigeant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis :</strong> Inspir&eacute; d'une correspondance entre Albert Einstein et Sigmund Freud, il y a pr&egrave;s d'un si&egrave;cle, "Pourquoi la guerre" est une fiction sur la guerre, ou plut&ocirc;t une fable &agrave; plusieurs personnages en qu&ecirc;te de sens dans un po&egrave;me visuel.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, mars 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Why War (DVD)</em></strong><br><strong><em>Dur&eacute;e : 90 mn</em></strong><br><em>Editeur : Epicentre Film</em><br><em>Code-barres : 3545020099759</em><br><em>Type d'&eacute;dition : Simple VOSTFR</em><br><em>Nombre de disques : 1 DVD, zone 2</em></p>
<p><strong><em>Bonus</em></strong><br><em>- Entretien avec Amos Gita&iuml; et Marie-Jos&eacute; Sanselme</em><br><em>- Bande-annonce</em><br><em>- Bio-filmographie</em></p>
<p><strong><em>Technique</em></strong><br><em>R&eacute;alisateur : Amos Gita&iuml;</em><br><em>Sc&eacute;nario : Marie-Jos&eacute; Sanselme, Amos Gita&iuml;</em><br><em>Compositeur : Alexey Kochetkov, Louis Sclavis</em><br><em>Producteur : Amos Gita&iuml;, Laurent Truchot</em><br><em>Montage : Yuval Orr</em><br><em>Directeur photo : Eric Gautier</em><br><em>Costumes : C&eacute;cile Kretschmar</em><br><em>Studio : Agav Films, GAD Fiction, Agav Hafakot, Indiana Production, RTS, Elefant Films</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Lien vers le film SHIKUN<br><a href="/news/shikun-un-film-engage-du-realisateur-israelien-amos-gitai-sort-le-6-mars-697">https://www.cinemaradio.net/news/shikun-un-film-engage-du-realisateur-israelien-amos-gitai-sort-le-6-mars-697</a></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘Deux femmes et quelques hommes’, réalisé par Chloé Robichaud est la comédie débridée et joyeuse qu’il vous faut voir en mars… Un clin d’œil à la vie mais qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir !</title>
      <description><![CDATA[Com&eacute;die qu&eacute;b&eacute;coise, entre fou-rire, &eacute;clat de rire et d&eacute;rision ; &lsquo;Deux femmes et quelques hommes&rsquo; de la r&eacute;alisatrice Chloé Robichaud est une invitation &agrave; n...]]></description>
      <pubDate>Thu, 26 Feb 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/deux-femmes-et-quelques-hommes-realise-par-chloe-robichaud-est-la-comedie-debridee-et-joyeuse-qu-il-vous-faut-voir-en-mars-un-clin-d-oeil-a-la-vie-mais-qui-ne-doit-pas-nous-empecher-de-reflechir-1040</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Com&eacute;die qu&eacute;b&eacute;coise, entre fou-rire, &eacute;clat de rire et d&eacute;rision ; &lsquo;Deux femmes et quelques hommes&rsquo; de la r&eacute;alisatrice Chloé Robichaud est une invitation &agrave; nous questionner sur nos relations, nos envies et ce monde dans lequel nous vivons et qui parfois nous d&eacute;passe et nous laisse en plan. Pince sans rire, tr&egrave;s dr&ocirc;le par moment et &agrave; d&rsquo;autre carr&eacute;ment irr&eacute;v&eacute;rencieux, &lsquo;Deux femmes et quelques hommes&rsquo; ce sont deux voisines de palier qui vont se red&eacute;couvrir chacune &agrave; sa mani&egrave;re, chacune d&rsquo;une fa&ccedil;on qui aura des cons&eacute;quences, bien &eacute;videmment diff&eacute;rentes ! Si l&rsquo;on parle ici du d&eacute;sir f&eacute;minin - pas tr&egrave;s &eacute;voqu&eacute; dans le cin&eacute;ma qu&eacute;b&eacute;cois - l&rsquo;histoire apporte son lot de r&eacute;flexions nous les proposant au gr&eacute; de p&eacute;rip&eacute;ties parfois rocambolesques, avec ses bons mots, ses situations scabreuses (ou peu s&rsquo;en faut) mais surtout &eacute;minemment savoureuses.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Entre couples qui s&rsquo;ignorent, ce quotidien qui finit par s&rsquo;attaquer &agrave; la plus petite &eacute;tincelle de folie et d&rsquo;envie ; on joue un peu avec cette image, celle de nos soci&eacute;t&eacute;s o&ugrave; on se laisse d&eacute;vorer par le temps et les futilit&eacute;s. Probl&eacute;matique de couple, manque de libido et r&eacute;alit&eacute; du stress et des obligations que nous nous imposons ; le film s&rsquo;amuse avec les clich&eacute;s tandis que la r&eacute;alisatrice joue avec les fantasmes (ceux de ses deux personnages f&eacute;minins), et r&eacute;invente ces situations ou l&rsquo;on se projette avec l&rsquo;autre.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Conflit, manque d&rsquo;&eacute;coute ou incompr&eacute;hension, nous sommes &lsquo;joyeusement ballott&eacute;s&rsquo; dans cette com&eacute;die irr&eacute;v&eacute;rencieuse et qui pique la ou &ccedil;a fait mal !</span><br><span style="font-size: 14pt;">Car c&rsquo;est bien l&agrave; la force du film que de ne pas s&rsquo;appesantir sur les p&eacute;rip&eacute;ties parall&egrave;les, tout comme de ne pas s&rsquo;attarder sur les personnages (trop) secondaires ; et de s&rsquo;attaquer ainsi au sujet, d&rsquo;actualit&eacute;, et tellement moderne.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Et puis &lsquo;Deux femmes et quelques hommes&rsquo;, ce sont surtout des situations cocasses, telle celle du hamster qui a pris plus d&rsquo;importance que l&rsquo;autre au sein du couple, ce sont ces petites piques et ces attaques sur ce que repr&eacute;sente la prison (l&rsquo;enfermement au quotidien) cet absence d&rsquo;&eacute;coute et d&rsquo;empathie. C&rsquo;est &eacute;galement ce regard port&eacute; sur la jeune Maman qui vient d&rsquo;accoucher et qui est un peu perdue, et dont le mari la n&eacute;glige (voire plus&hellip;)&hellip; Finalement autant de situations et de th&egrave;mes qui s&rsquo;inscrivent dans un courant r&eacute;v&eacute;lateur de nos maux modernes et de cette ins&eacute;curit&eacute; psychologique permanente.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">On rit beaucoup &agrave; la sc&egrave;ne du d&eacute;shabillage (effeuillage !) improvis&eacute; &agrave; la fen&ecirc;tre, sous les yeux &eacute;bahis d'un ouvrier perch&eacute; sur un poteau : on sourit alors qu&rsquo;on assiste &agrave; une recherche de &lsquo;postulants&rsquo; ad&eacute;quats parmi les fiches des candidats de sites de rencontre. Et puis avouons que la r&eacute;alisatrice ose des sc&egrave;nes qui deviennent d&rsquo;anthologie avec ce petit brin de folie, et un caract&egrave;re assum&eacute; et totalement d&eacute;sinhib&eacute; ; celle du cunnilingus &agrave; elle seule vaut le d&eacute;tour, un brin suggestive mais sans aller trop loin, soulignant simplement l&rsquo;abandon de la jeune maman !</span><br><span style="font-size: 14pt;">Mais reconnaissons aussi que voir le plaisir ou le d&eacute;sir se manifester chez une femme est bien plus joli que s&rsquo;il s&rsquo;agissait de celui d&rsquo;un homme ; et l&agrave;, la r&eacute;alisatrice touche une corde sensible, et probablement ancre son film dans une dynamique moderne et n&eacute;cessaire, apr&egrave;s #MeToo, apr&egrave;s des proc&egrave;s qui soulignent des indignit&eacute;s sans nom. &hellip; et apr&egrave;s, apr&egrave;s&hellip; la liste est bien trop longue, encore plus alors que certains mouvements traditionalistes (on pense aux &lsquo;trad wives&rsquo; aux USA) renverraient presque les femmes dans les conditions qui &eacute;taient les leurs au XIX&egrave;me si&egrave;cle !<br>Alors reconnaissons que la r&eacute;alisatrice offre de bien jolis portraits &agrave; ses actrices et les d&eacute;peint avec tendresse et finesse.<br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Nous avons &eacute;t&eacute; touch&eacute;s par la sinc&eacute;rit&eacute; et la justesse du propos, par l&rsquo;&eacute;nergie qui se d&eacute;gage des actrices (et des acteurs &eacute;galement) et par le ton, dr&ocirc;le, caustique et &lsquo;vrai&rsquo; ! &hellip;Rien d&rsquo;exag&eacute;r&eacute; dans cette histoire, avec ces personnages pi&eacute;g&eacute;s dans une existence cadr&eacute; et sans r&eacute;elle possibilit&eacute; d&rsquo;&eacute;vasion. Mais quel plaisir d&rsquo;accompagner FLORENCE et VIOLETTE dans leurs explorations.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Le film est sur les &eacute;crans le 4 mars.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong><br>Synopis : </strong>Violette et Florence sont voisines de palier et s&rsquo;observent. L&rsquo;une, en congé maternité, est à fleur de peau ; l&rsquo;autre, en arrêt de travail, ne ressent plus rien. Leur rencontre bouscule soudain leur quotidien monotone et leur regard sur les hommes.... Et s&rsquo;il était temps d&rsquo;envisager une révolution sexuelle ?</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, f&eacute;vrier 2026<br></span><br><br></p>
<blockquote>
<p><em>EQUIPE TECHNIQUE ET ARTISTIQUE</em><br><em>Réalisation : Chloé Robichaud</em><br><em>Scénario : Catherine Léger</em><br><em>Production : Martin Paul-Hus, Catherine Léger</em><br><em>Maison de production : Amérique Film</em><br><em>Direction de production : Michel Croteau</em><br><em>Production exécutive : Fabrice Lambot, Pierre-Marcel Blanchot</em><br><em>Direction de la photographie : Sara Mishara</em><br><em>1re assistante à la réalisation : Noémie Sirois</em><br><em>Direction artistique : Louisa Schabas</em><br><em>Création de costumes : Patricia McNeil</em><br><em>Maquillage : Djina Caron</em><br><em>Coiffure : Vincent Dufault</em><br><em>Prise de son : Stephen De Oliveira</em><br><em>Montage image : Matthieu Bouchard, Chloé Robichaud</em><br><em>Conception sonore : Sylvain Bellemare</em><br><em>Mixage : Luc Boudrias</em><br><em>Musique originale : Philippe Brault</em><br><em>Distribution des rôles : Karel Quinn &amp; Lucie Llopis</em></p>
<p><em>CASTING</em><br><em>FLORENCE : Karine Gonthier-Hyndman</em><br><em>VIOLETTE : Laurence Leboeuf</em><br><em>DAVID : Mani Soleymanlou</em><br><em>BENOÎT : Félix Moa</em><br><em>ÉLI : Juliette Gariépy</em><br><em>JESSICA : Sophie Nélisse</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>"L'Eden", le nouveau film de Cheyenne-Marie Carron, sort le 15 avril… Tout en spiritualité et en résilience, il nous adresse un message d’espoir</title>
      <description><![CDATA[Dix-septi&egrave;me long-m&eacute;trage de la talentueuse Cheyenne-Marie Carron, "L&rsquo;Eden" nous invite &agrave; d&eacute;couvrir un lieu banal et presque sans int&eacute;r&ecirc;t, mais qu'elle nomme du nom du pa...]]></description>
      <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:50:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/l-eden-le-nouveau-film-de-cheyenne-marie-carron-sort-le-15-avril-tout-en-spiritualite-et-en-resilience-il-nous-adresse-un-message-d-espoir-1037</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Dix-septi&egrave;me long-m&eacute;trage de la talentueuse Cheyenne-Marie Carron, "L&rsquo;Eden" nous invite &agrave; d&eacute;couvrir un lieu banal et presque sans int&eacute;r&ecirc;t, mais qu'elle nomme du nom du paradis terrestre, cette terre promise. Avec humanisme et simplicit&eacute;, la r&eacute;alisatrice nous offre une belle histoire qui aujourd'hui prend encore plus d'importance et nous propose de nous questionner sur nos comportements et la vie que nous avons choisi de vivre ; avec en toile de fond la fraternit&eacute; et l'empathie.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s "<em>Que notre joie demeure</em>" en 2024 ; et "<em>L&rsquo;Agneau</em>", sorti quant &agrave; lui en 2025, Cheyenne-Marie Carron revient avec un sujet d'actualit&eacute; qu'elle transforme en un conte moderne et empli d'espoir, o&ugrave; curieusement nous vient &agrave; l'esprit le terme de 'spiritualit&eacute;'. &nbsp;<br><br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img src="/upload/L'EDEN/eden-photo%2002.jpg" alt="eden-photo 02.jpg (588 KB)" width="1668" height="711"><br><span style="font-size: 14pt;"><br>De la lenteur et de ce sentiment de paix int&eacute;rieure qui se d&eacute;gage parfois &agrave; la vision du film, et de ces instants o&ugrave; le doute &eacute;merge, des conflits sous-jacents et de l'angoisse qu'on per&ccedil;oit ; nait une &oelig;uvre profond&eacute;ment sinc&egrave;re et unique, car elle nous invite &agrave; l'introspection et dans le m&ecirc;me temps &agrave; l'ouverture aux autres. Dot&eacute; d'une solide distribution avec ses acteurs d'horizons et de confessions diff&eacute;rentes, le m&eacute;trage prend des allures de parabole et de message autant philosophique que r&eacute;solument humaniste&hellip; Et avouons le tout net, en ces temps d'&eacute;go&iuml;sme et de repli sur soi, sa vision nous offre un r&eacute;confort certain.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Avec subtilit&eacute; - car il en faut - la r&eacute;alisatrice nous demande de nous poser les bonnes questions, non pas quant &agrave; notre spiritualit&eacute; ou notre foi, et ce quelle que soit la forme qu&rsquo;elles prennent ; mais bien quant &agrave; notre capacit&eacute; &agrave; &lsquo;ouvrir les yeux&rsquo; et &agrave; nous affranchir de nos id&eacute;es re&ccedil;ues. Et lorsqu&rsquo;on parle du Proche Orient, de la paix et de la cohabitation entre cultures et fois diff&eacute;rentes, quitte &agrave; user du terme de &lsquo;coexistence pacifique&rsquo;, nul doute qu&rsquo;il n&rsquo;y ait d&eacute;bats et avis tranch&eacute;s.<br><br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><img src="/upload/L'EDEN/eden-photo%2001.jpg" alt="eden-photo 01.jpg (581 KB)" width="1668" height="711"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Alors que nous soyons croyants ou non, ou bien qu&rsquo;il y ait une &eacute;tincelle en nous, de celle qui nous fait esp&eacute;rer que demain puisse &ecirc;tre meilleur ; "<em>L&rsquo;Eden</em>", sans exag&eacute;ration mais par petites touches, insistant sur la tol&eacute;rance et la compr&eacute;hension, finit par nous apporter comme une sensation de d&eacute;livrance, comme si nous entrions en communion avec cette terre que filme la r&eacute;alisatrice et ces humains qui la peuple, aussi diff&eacute;rents qu&rsquo;inspir&eacute;s par des sources spirituelles ou philosophiques autres.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Film profond, que Cheyenne-Marie Carron porte &agrave; bout de bras, "<em>L'Eden</em>" est un magnifique message, sans aucune facilit&eacute;, et surtout sans jugement ni pathos ; un message qui sublime ce que l'humain porte de meilleur en lui, sa capacit&eacute; &agrave; &eacute;couter et &agrave; comprendre. </span><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis :</strong> Joseph, 30 ans, chr&eacute;tien de confession, se consacre &agrave; sa petite chapelle perdue sur les terres du Moyen-Orient. R&eacute;guli&egrave;rement, il est amen&eacute; &agrave; rencontrer des patrouilles de soldats isra&eacute;liens et des religieuses dans un couvent. Dans ce contexte g&eacute;opolitique tendu, il reste &agrave; l&rsquo;&eacute;cart du conflit et d&eacute;veloppe des relations amicales avec tous. Au fil du temps Joseph tissera une relation amicale, fraternelle, avec Ruben, soldat Isra&eacute;lien. Jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; leur chemin croiseront celui d&rsquo;un Islamiste gravement bless&eacute;&hellip;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, f&eacute;vrier 2026<br><br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><img src="/upload/L'EDEN/eden-photo%2003.jpg" alt="eden-photo 03.jpg (396 KB)" width="1668" height="711"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Casting :&nbsp;</em></strong></p>
<p><strong><em>Rôles principaux :</em></strong><br><em>Johnny AMARO&nbsp;</em><br><em>Dan KADOSH&nbsp;</em><br><em>Sofiane KADDOUR</em></p>
<p><strong><em>Rôles secondaires :</em></strong><br><em>Frédérique NAHMANI&nbsp;</em><br><em>Joëlle HADDAD&nbsp;</em><br><em>Mikael PEREZ&nbsp;</em><br><em>Adhal BARRA&nbsp;</em><br><em>Habib GUABINTANI&nbsp;</em><br><em>Love BOWMAN</em></p>
<p><strong><em>Technique :&nbsp;</em></strong></p>
<p><em>Réalisatrice, Productrice, Cheffe opératrice, Régisseuse Générale : Cheyenne-Marie CARRON</em><br><em>1er assistant mise en scène : Jonathan LOUIS</em><br><em>2nd assistant mise en scène : Farès BEN MAOUYA</em><br><em>Assistant Caméra / pointeur : Louis VIAU</em><br><em>2nd Assistant Caméra : Orianne MES</em><br><em>Chef Electro : Hugo JAMAIN</em><br><em>Ingénieur de son : Mathieu ORBAN</em><br><em>Perchman : Félix VATON</em><br><em>Costumière : Marina MASSOCCO</em><br><em>Scripte : Marion BALCON</em><br><em>Régisseur : Gregory LEMOINE</em><br><em>Régisseur : ANWAR LAADAM</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;">Liens articles :</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;">Que notre Joie Demeure<br><a href="/news/que-notre-joie-demeure-le-film-profondement-humain-et-poignant-realise-par-cheyenne-carron-sort-sur-nos-ecrans-le-24-avril-730">https://www.cinemaradio.net/news/que-notre-joie-demeure-le-film-profondement-humain-et-poignant-realise-par-cheyenne-carron-sort-sur-nos-ecrans-le-24-avril-730</a></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;Agneau<br></span><span style="font-size: 14pt;"><a href="/news/le-dernier-film-de-cheyenne-marie-carron-lagneau-est-sur-nos-ecrans-cest-un-film-qui-vous-saisira-vous-interpellera-901">https://www.cinemaradio.net/news/le-dernier-film-de-cheyenne-marie-carron-lagneau-est-sur-nos-ecrans-cest-un-film-qui-vous-saisira-vous-interpellera-901</a></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘Le Chasseur de Baleines’ signé Philipp Yuryev, un film sobre et réfléchi, une réflexion sur  la fin de l’enfance, nos aspirations et nos besoins</title>
      <description><![CDATA[En traitant - d&rsquo;une fa&ccedil;on relativement universelle - d'une qu&ecirc;te personnelle, d&rsquo;&eacute;mancipation et de r&ecirc;ves ; le r&eacute;alisateur russe Philipp Yuryev, invite le spectateur dans sa...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/le-chasseur-de-baleines-signe-philipp-yuryev-un-film-sobre-et-reflechi-une-reflexion-sur-la-fin-de-l-enfance-nos-aspirations-et-nos-besoins-1025</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">En traitant - d&rsquo;une fa&ccedil;on relativement universelle - d'une qu&ecirc;te personnelle, d&rsquo;&eacute;mancipation et de r&ecirc;ves ; le r&eacute;alisateur russe Philipp Yuryev, invite le spectateur dans sa propre illustration de cette dimension si intime, cette qu&ecirc;te initiatique.<br>Cette recherche que nous devons tous mener et qui nous offrira la possibilit&eacute; de grandir et de nous affranchir, par moment prend une forme onirique, nous montrant de grand espaces, un infini de plaines et une mer souvent d&eacute;chain&eacute;e&hellip; et dans ce qui prend des airs de road-movie, nous assistons &agrave; la fin de l&rsquo;enfance et au passage de l&rsquo;adolescence &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est un m&eacute;trage finalement tr&egrave;s r&eacute;f&eacute;renc&eacute; que nous propose le jeune r&eacute;alisateur Philipp Yuryev. Certes nous sommes sur un terrain &lsquo;classique&rsquo; de forme, illustrant l&rsquo;isolement et une vie aust&egrave;re, celle d&rsquo;un jeune homme qui se sent perdu dans son village isol&eacute; en bord de mer dans le d&eacute;troit de B&eacute;ring. </span><span style="font-size: 14pt;">Ainsi &lsquo;<em>Le Chasseur de Baleines&rsquo;</em>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire de Leshka, &nbsp;qui se confronte &agrave; des &lsquo;visions d&rsquo;ailleurs&rsquo; - par le biais de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; internet - par cette &lsquo;attirance&rsquo; et ce besoin qu&rsquo;il ressent de d&eacute;couvrir ce voisin tout proche, les &Eacute;tats-Unis. </span><span style="font-size: 14pt;">Et &nbsp;c&rsquo;est surtout un film sur la transition qui s&rsquo;op&egrave;re &agrave; la fin de l&rsquo;adolescence, entre l&rsquo;&eacute;panouissement propre &agrave; chacun, les d&eacute;sirs, l&rsquo;envie de changer et de d&eacute;couvrir ; et cette mise &agrave; disposition d&rsquo;une multitude de choses (et pour certaines contestables) - il est difficile d&rsquo;user d&rsquo;autres mots - sans filtres et sans rep&egrave;res qu'offre internet et nos &eacute;changes modernes (trop).</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ainsi l&rsquo;&eacute;mancipation telle que racont&eacute;e par Philipp Yuryev, passe par l&rsquo;acceptation de ce que l&rsquo;on est, par nos d&eacute;cisions et notre volont&eacute; de nous affranchir de ce que nous &eacute;tions&hellip; de grandir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">&lsquo;<em>Le Chasseur de Baleines</em>&rsquo; prend sous nos yeux&nbsp;la forme d&rsquo;une belle qu&ecirc;te initiatique, celle de Leshka, un jeune homme simplement confront&eacute; &agrave; ses envies, lesquelles lui apparaissent fr&eacute;quemment comme des besoins, alors qu&rsquo;elles ne sont que des pulsions. Cette dimension est &eacute;voqu&eacute; alors avec tendresse par le r&eacute;alisateur, qui laisse son personnage vivre ses exp&eacute;riences et apprendre d&rsquo;elles, se confronter &agrave; la r&eacute;alit&eacute; et se trouver.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ce parcours n&rsquo;est pas sans emb&ucirc;ches, mais comme dans toute qu&ecirc;te et mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve, Leshka trouvera sa voie et se trouvera, lui.</span><br><span style="font-size: 14pt;">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ici que la qu&ecirc;te de notre personnage prend cette tournure si caract&eacute;ristique, lors de son cheminement (dans tous les sens du terme), parcourant des paysages aust&egrave;res et magnifiques, se questionnant et se perdant avant de se retrouver, le tout cadr&eacute; dans un 4:3 qui nous enferme et nous impose de le suivre quelle que soit sa destination.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Assez envo&ucirc;tant, ce voyage po&eacute;tique et immersif, que d&eacute;sormais nous pouvons nommer qu&ecirc;te, d&eacute;livrera son message entre com&eacute;die et drame, et avant tout avec une profonde humanit&eacute;. &nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis :</strong> Leshka est un adolescent qui vit dans un village isolé sur le détroit de Béring, situé entre la Russie et l&rsquo;Amérique. Comme la plupart des hommes de son village, il vit de la chasse de la baleine et mène une vie très calme à l&rsquo;extrémité du monde. Avec l&rsquo;arrivée récente d&rsquo;internet, Leshka découvre un site érotique où officie une cam girl qui fait naître en lui un désir d&rsquo;ailleurs...</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, janvier 2026<br><br></span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>CASTING</em></strong><br><em>Leshka : Vladimir Onokhov</em><br><em>Le garde-frontière : Arieh Worthalter&nbsp;</em><br><em>La fille d&rsquo;Amérique : Kristina Asmus&nbsp;</em><br><em>Kolyan : Vladimir Lyubimtsev</em><br><em>Le grand-père : Nikolay Tatato</em><br><em>La blonde : Maria Chuprinskaya</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>ÉQUIPE TECHNIQUE</em></strong><br><em>Scénario et réalisation : Philipp Yuryev</em><br><em>Images : Mikhail Kursevich, Yakov Mironchev</em><br><em>Montage : Karolina Maciejewska, Alexander Krylov, Philipp Yuryev&nbsp;</em><br><em>Son : David Vrancken</em><br><em>Musique : Krzysztof A. Janczac</em><br><em>Costumes : Boris Kukolkin</em><br><em>Maquillage Lana Kaun</em><br><em>Direction Artistique et Production : Aleksey Uchitel</em><br><em>Co-Production : Kira Saksaganskaya, Marion Hänsel, Jacek Kulczy- cki, Magdalena Zimecka, Radoslawa Bardes</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><img src="/upload/Affiche%20Le%20Chasseur%20de%20baleines.jpg" alt="Affiche Le Chasseur de baleines.jpg (1.65 MB)" width="1657" height="2208"></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sortie ce mercredi 28 janvier de ‘Promis le ciel’, la nouvelle réalisation d’Erige Sehiri, un film qui nous parle de racisme, d’exploitation et de mépris</title>
      <description><![CDATA[Apr&egrave;s son pr&eacute;c&eacute;dent film &acute;Sous les figues&rsquo;, Erige Sehiri nous convoque avec &nbsp;&acute;Promis le ciel&rsquo;, pour une confrontation avec trois femmes, trois h&eacute;ro&iuml;nes, tr...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/sortie-ce-mercredi-28-janvier-de-promis-le-ciel-la-nouvelle-realisation-d-erige-sehiri-un-film-qui-nous-parle-de-racisme-d-exploitation-et-de-mepris-1014</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Apr&egrave;s son pr&eacute;c&eacute;dent film &acute;Sous les figues&rsquo;, Erige Sehiri nous convoque avec &nbsp;&acute;Promis le ciel&rsquo;, pour une confrontation avec trois femmes, trois h&eacute;ro&iuml;nes, trois femmes d&rsquo;Afrique noire, l&agrave; bas en Tunisie.&nbsp;<br>S&rsquo;inscrivant dans un contexte g&eacute;o-politique et culturel complexe, la r&eacute;alisatrice traite d&rsquo;un sujet d&eacute;licat et aux relents de racisme, avec cette question troublante quant au devenir des migrantes, ici des ivoiriennes, exil&eacute;es en Tunisie.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Il est au pr&eacute;alable &agrave; noter que la vision de la r&eacute;alisatrice de l&rsquo;Afrique dans son ensemble, et de son pays en particulier, est toujours aussi fine et r&eacute;v&eacute;latrice de ce temps qui passe et des pr&eacute;jug&eacute;s qui demeurent quant &agrave; la vie des uns et des autres, de leurs coutumes ou de leur traditions.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Ce qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; le cas avec &acute;Sous les figues&rsquo;, trouve avec &lsquo;Promis le ciel&rsquo; un &eacute;cho - m&ecirc;me s&rsquo;il est diff&eacute;rent, le sujet l&rsquo;&eacute;tant - avec cet ancrage dans le quotidien et ce v&eacute;cu de trois migrantes, trois femmes dissemblables, mais unis dans une m&ecirc;me volont&eacute; de se battre et d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; une vie meilleure. <br></span><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;intelligence du propos est &eacute;videmment en premier lieu de mettre en relation des r&eacute;alit&eacute;s actuelles (et factuelles&hellip;) avec la crise des migrants, le racisme dont peuvent souffrir les populations noires en Tunisie, et cette probl&eacute;matiques du monde moderne, des femmes et de leur place.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Comme toujours, les portraits que fait Erige Sehiri de ces personnages sont particuli&egrave;rement bien esquiss&eacute;s, les actrices et les acteurs, toujours dans leur r&ocirc;le, tout en nous offrant des interpr&eacute;tations de qualit&eacute;.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Le sujet est universel, faisant r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la vie des gens et &agrave; leurs droits, sans omettre de pointer du doigt les manquements des gouvernements aux promesses qu&rsquo;ils avaient pu faire. Mais il met &eacute;galement en exergue les sursauts des individus, leurs luttes pour survivre parfois&hellip; et l&rsquo;entraide qui en d&eacute;coule.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">La r&eacute;alisatrice nous invite ainsi &agrave; porter notre regard sur les difficult&eacute;s inh&eacute;rentes au continent africain, celui de la migration, celui du regard des autres et de l&rsquo;ostracisme ; et ces discours accompagnent les p&eacute;r&eacute;grinations de ces trois migrantes, qui envers et contre tout, continuent d&rsquo;avancer et d&rsquo;essayer de s&rsquo;affirmer.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Sans doute le sujet est-il plus &lsquo;sombre&rsquo; ici, plus aust&egrave;re ; et dans sa fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute;e, et dans sa fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre appr&eacute;hend&eacute; par le spectateur. N&rsquo;en demeure pas moins que la r&eacute;alisatrice brosse trois beaux portraits, ceux de ces femmes modernes et combatives dans un pays et sur un continent qui lentement &eacute;voluent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis :</strong> Marie, une femme pasteur ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney, une jeune mère en quête d&rsquo;un avenir meilleur, et Jolie, une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Kenza, 4 ans, rescapée d&rsquo;un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais agit&eacute;e dans un climat social de plus en plus préoccupant.<br><br></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, janvier 2026</span></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Promis le ciel (2025)</em></strong></p>
<p><strong><em>Distribution :&nbsp;</em></strong><br><em>A&iuml;ssa Ma&iuml;ga : Marie</em><br><em>Laetitia Ky : Jolie</em><br><em>Debora Lobe Naney : Nanney</em><br><em>Estelle Kenza Dogbo : Kenza</em><br><em>Foued Zaazaa : Foued</em></p>
<p><strong><em>Technique :</em></strong><br><em>R&eacute;alisation : Erige Sehiri</em><br><em>Sc&eacute;nario : Erige Sehiri, Anna Ciennik, Malika C&eacute;cile Louati</em><br><em>Photographie : Frida Marzouk</em><br><em>Montage : Nadia Ben Rachid</em><br><em>Musique : Aymen Laabidi</em><br><em>Production : Didar Domehri, Erige Sehiri</em><br><em>Soci&eacute;t&eacute;s de production : Henia Production, Maneki Films</em><br><em>Soci&eacute;t&eacute;s de distribution : Jour2f&ecirc;te (France) ; Luxbox (international)</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Lien :</span><span style="font-size: 14pt;"> <a href="/news/sous-les-figues-le-film-intemporel-de-erige-sehiri-sort-sur-nos-ecrans-le-7-decembre-505">https://www.cinemaradio.net/news/sous-les-figues-le-film-intemporel-de-erige-sehiri-sort-sur-nos-ecrans-le-7-decembre-505</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘Olivia’, le film d'animation avec marionnettes réalisé par Irene Iborra Rizo est un film sensible et résilient, un film qui nous plonge dans l’enfance mais également dans un monde d’adulte sombre et angoissant…</title>
      <description><![CDATA[Sur ce beau film d&rsquo;animation avec des marionnettes, la r&eacute;alisatrice espagnole Irene Iborra Rizo nous invite &agrave; d&eacute;couvrir la jeune Olivia, dont la vie se trouve chamboul&eacute;e du jour au le...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/olivia-le-film-d-animation-avec-marionnettes-realise-par-irene-iborra-rizo-est-un-film-sensible-et-resilient-un-film-qui-nous-plonge-dans-l-enfance-mais-egalement-dans-un-monde-d-adulte-sombre-et-angoissant-1029</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Sur ce beau film d&rsquo;animation avec des marionnettes, la r&eacute;alisatrice espagnole Irene Iborra Rizo nous invite &agrave; d&eacute;couvrir la jeune Olivia, dont la vie se trouve chamboul&eacute;e du jour au lendemain. Comme fr&eacute;quemment avec le cin&eacute;ma espagnol, le sujet est social, mais par le biais de ce prisme que repr&eacute;sente le cin&eacute;ma d&rsquo;animation, la r&eacute;alisatrice offre - au jeune et moins jeune spectateur - une vision plus &eacute;pur&eacute;e et d&eacute;barrass&eacute;e des caricatures ou des figures de style dans lesquelles on se complait, afin d&rsquo;en tirer l&rsquo;essentiel et de nous amener &agrave; voir les choses diff&eacute;remment.<br>Sans verser dans la facilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tude psychologique, le m&eacute;trage offre un bel &eacute;quilibre entre une certaine noirceur - on parle de d&eacute;classement social tout de m&ecirc;me - de paup&eacute;risation - &nbsp;et le r&eacute;alisme qui va avec ; et ces p&eacute;rip&eacute;ties que vivent les enfants et qui les voient s&rsquo;entraider.<br><br><br></h2>
<p><img src="/upload/OLIVIA%20animation/Image%2000.jpg" alt="Image 00.jpg (295 KB)" width="1657" height="896"></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Aussi c&rsquo;est au niveau des choix sc&eacute;naristiques qu'Irene Iborra Rizo, s&rsquo;affranchit d&rsquo;une &lsquo;norme&rsquo;, et de &lsquo;standards&rsquo;. Ainsi y a-t -il comme une sorte de magie qui surgit par instants dans le film, des moments de beaut&eacute; ou de tensions qui prennent la forme de cauchemars, et soulignent l&rsquo;extr&ecirc;me faiblesse psychologique des personnages. Mais comme nous voyons le monde - ce monde-ci - au travers de leurs yeux, nous adoptons un autre point de vue. Et c&rsquo;est alors que cette histoire d&rsquo;une famille qui se retrouve &agrave; la rue, &eacute;tant oblig&eacute; de trouver un appartement par le biais d&rsquo;une association, touchera tous les publics&hellip; et s&rsquo;av&egrave;rera universelle !</span><br><span style="font-size: 14pt;">On y parle de difficult&eacute;s d&rsquo;int&eacute;gration et du destin qui frappe les gens ou de l&rsquo;indiff&eacute;rence qui r&eacute;git ce monde ; mais on y parle aussi d&rsquo;entraide, d&rsquo;empathie et de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; ; et de la possibilit&eacute; de prendre un nouveau d&eacute;part. Et au travers de ces regards d&rsquo;enfants, la r&eacute;alisatrice nous parle d&rsquo;espoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Le fait d&rsquo;exprimer des sentiments complexes et de mettre en sc&egrave;ne les drames qui nous frappent - cette vie qui soudain devient &lsquo;invivable&rsquo; &nbsp;- ajoute &agrave; la complexit&eacute; du propos, et dans le contexte d&rsquo;un film d&rsquo;animation, repr&eacute;sente une prise de risque &eacute;vidente.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Mais la technique utilis&eacute;e, le soin apport&eacute; aux personnages et &agrave; leur caract&egrave;res, font qu&rsquo;ils gagnent en cr&eacute;dibilit&eacute; ; et que, quand bien m&ecirc;me ils ne sont pas r&eacute;alistes, cela permet au spectateur de se sentir concern&eacute; et touch&eacute; par l&rsquo;histoire et ses protagonistes.</span><br><span style="font-size: 14pt;">M&ecirc;me si l&rsquo;on sent qu&rsquo;il y a un rapprochement &agrave; faire avec l&rsquo;histoire r&eacute;cente et les crises que nous vivons ; le sujet, de grave, devient plus l&eacute;ger, faisant ressortir gr&acirc;ce &agrave; ces enfants pugnaces et mobilis&eacute;s, le meilleur de l&rsquo;&ecirc;tre humain. Une belle le&ccedil;on d&rsquo;humilit&eacute; pour nous autres adultes, et d&rsquo;espoir en l&rsquo;avenir, en ce que - EUX - pourront en faire !<br><br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><img src="/upload/OLIVIA%20animation/Image%2002.jpg" alt="Image 02.jpg (463 KB)" width="1657" height="896"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">La grande complexit&eacute; du travail avec les marionnettes, c&rsquo;est qu&rsquo;il faut r&eacute;ussir &agrave; leur donner de la texture et une &acirc;me ; et sur ce film il est plus qu&rsquo;&eacute;vident que l&rsquo;&eacute;quipe technique, les concepteurs, les peintres, les marionnettistes&hellip; les animateurs ; ont r&eacute;ussi au-del&agrave; de toute attente. L&rsquo;amour mis au service d&rsquo;une belle histoire, c&rsquo;est &eacute;galement ce qui nous aura marqu&eacute; ici.</span><br><span style="font-size: 14pt;">OLIVIA est un joli film pour tous les &acirc;ges, un message et une r&eacute;flexion n&eacute;cessaire sur le devenir, la r&eacute;silience des enfants et de la force qu&rsquo;ils portent en eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong><br>SYNOPSIS :</strong> À 12 ans, Olivia voit son quotidien bouleversé du jour au lendemain. Elle va devoir s&rsquo;habituer à une nouvelle vie plus modeste et veiller seule sur son petit frère Tim. Mais, heureusement, leur rencontre avec des voisins chaleureux et haut en couleurs va transformer leur monde en un vrai &nbsp;lm d&rsquo;aventure ! Ensemble, ils vont faire de chaque dé &nbsp;un jeu et de chaque journée un moment inoubliable.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><a href="/news/laetitia-pansanel-garric-nous-revient-accompagne-par-charles-de-ville-pour-la-musique-du-film-danimation-espagnol-olivia-1028"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;article sur la musique du film ici&hellip;</span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><img src="/upload/OLIVIA%20animation/Image%2001.jpg" alt="Image 01.jpg (370 KB)" width="1657" height="896"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, janvier 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><em>&Eacute;quipe artistique :&nbsp;</em><br><em>Réalisation : Irene Iborra Rizo</em><br><em>Scénario : Irene Iborra Rizo, Júlia Prats, Maite Carranza,</em><br><em>Adapté du roman La vie est un film (La pellícula de la vida) de Maite Carranza publié en français par Alice Éditions</em><br><em>Création graphique : Morgan Navarro</em><br><em>Produit par Mikel Mas Bilbao, Ramón Alós, Irene Iborra Rizo, Eduard Puertas, Jean-François Le Corre, Mathieu Courtois, Hugo Deghilage, Vincent Tavier, Bernardita Ojeda, Nicolas Burlet</em><br><em>Directrice de production : Susana Martín</em><br><em>Première assistante réalisatrice : Dorien Schetz</em><br><em>Story-boarders : Maca Gil, Juan De Dios Pozuelo, Dani Albadalejo, Javi Salvador, Pepe Sánchez</em><br><em>Chef animateur : César Diaz</em><br><em>Directrice de la photographie : Isabel de la Torre</em><br><em>Cheffe monteuse : Julie Brenta</em><br><em>Chef décorateur : Juanfran Jacinto</em><br><em>Chef de la fabrication des marionnettes : Eduard Puertas</em><br><em>Che es costumières : Alicia Velasco, Kristina Vorobyeva</em><br><em>Chef compositing : Sylvain Lorent</em><br><em>Directrice des voix françaises : Marie-Line Landerwyn</em><br><em>Montage des voix françaises : Charles de Ville</em><br><em>Monteur son : Charles de Ville</em><br><em>Musique originale : Laetitia Pansanel-Garric, Charles de Ville</em><br><em>Une coproduction : Citoplasmas Stopmotion (Espagne), Kinetic Armatures (Espagne), Cornelius Films (Espagne), Bigaro Films (Espagne), Vivement Lundi ! (France), Panique ! (Belgique), Pájaro (Chili), Nadasdy Film (Suisse)</em></p>
<p><em>Voix :</em><br><em>Eliza Cornet (Olivia), Gaspard Rouyer (Tim), Maia Baran (Ingrid), Tim Belasri (Lamine), Nadès Bibo Transia (Vanessa)</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><br>Cr&eacute;dit photos : &copy; CITOPLASMAS / KINETIC ARMATURES / CORNELIUS FILMS / BÍGARO FILMS / VIVEMENT LUNDI ! / PANIQUE! / PÁJARO / NADASDY FILM_1</p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>‘Amour apocalypse’… quel titre ! Et tout est dit dans ces deux mots qu’Anne Émond, avec subtilité et empathie, nous décline en brossant un incroyable portrait masculin, porté par son acteur principal, l’épatant Patrick Hivon</title>
      <description><![CDATA[Le nouveau film d&rsquo;Anne &Eacute;mond, &lsquo;Amour apocalypse&rsquo;, signe nos retrouvailles avec une r&eacute;alisatrice qu&rsquo;on avait d&eacute;couverte il y a quelques ann&eacute;es - en d&eacute;cembre 20...]]></description>
      <pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:01:00 +0000</pubDate>
      <link>https://cinemaradio.net/news/amour-apocalypse-quel-titre-et-tout-est-dit-dans-ces-deux-mots-qu-anne-emond-avec-subtilite-et-empathie-nous-decline-en-brossant-un-incroyable-portrait-masculin-porte-par-son-acteur-principal-l-epatant-patrick-hivon-1020</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Le nouveau film d&rsquo;Anne &Eacute;mond, &lsquo;Amour apocalypse&rsquo;, signe nos retrouvailles avec une r&eacute;alisatrice qu&rsquo;on avait d&eacute;couverte il y a quelques ann&eacute;es - en d&eacute;cembre 2019 pour &ecirc;tre exact - une de ces personnes, qui, lorsqu&rsquo;elles s&rsquo;attaquent &agrave; un sujet, nous offrent le meilleur, la sensibilit&eacute; en plus.<br>Aussi pour nous, spectateurs, c&rsquo;est un peu comme avoir l&rsquo;opportunit&eacute; de retrouver une &lsquo;copine&rsquo;, une &lsquo;amie&rsquo;, une r&eacute;alisatrice que l&rsquo;on aime pour ses portraits sensibles, la photographie soign&eacute;e de ses films et la tendresse qu&rsquo;elle apporte au sujet qu&rsquo;elle traite.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">R&eacute;ellement atypique et rarement montr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cran sous cette facette-ci, le personnage central, Adam, une personne qui a peur d&rsquo;aller vers les autres, qui a peur du conflit et qui s&rsquo;enferme dans une sorte de solitude ; est la somme de nombre de nos angoisses, de nos questionnements, le tout r&eacute;uni en une seule personne. Mais loin de n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;un catalogue de pathologies diverses, d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute;s r&eacute;v&eacute;l&eacute;es ou relevant des peurs que suscitent quantit&eacute; de choses et d&rsquo;&eacute;v&egrave;nements auxquels nous sommes confront&eacute;s - et Adam a une peur panique de la vie et des autres, du monde dans lequel nous vivons et du d&eacute;r&egrave;glement climatique - ; l&rsquo;histoire propose de nous inclure dans sa vie et de le voir &eacute;voluer.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Toute la force du sc&eacute;nario d&rsquo;<em>Anne &Eacute;mond</em>, est alors de r&eacute;ussir &agrave; installer un petit miracle d&rsquo;&eacute;quilibre sans pathos, sans se moquer de son personnage, mais en l&rsquo;accompagnant et en le montrant tel qu&rsquo;il est et tel qu&rsquo;il souhaiterait &ecirc;tre.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Et ajoutons qu&rsquo;il est agr&eacute;able de voir une r&eacute;alisatrice s&rsquo;attaquer &agrave; un aussi beau portrait masculin. Ce n&rsquo;est pas rare &agrave; ce point, mais cela reste suffisamment anecdotique pour &ecirc;tre soulign&eacute;.</span><br><span style="font-size: 14pt;">De l&rsquo;impossibilit&eacute; &agrave; communiquer, en passant par la recherche de l&rsquo;&acirc;me s&oelig;ur, ou peut-&ecirc;tre tout simplement en qu&ecirc;te d&rsquo;une oreille attentive ; la r&eacute;alisatrice nous happe dans son histoire touchante et r&eacute;fl&eacute;chie, o&ugrave; elle se joue de certains codes, osant le rire et la d&eacute;rision, nous touchant avec sa sinc&eacute;rit&eacute; et son espoir en l&rsquo;amour, y ajoutant comme une petite touche d&rsquo;insouciance qui transparait par instant.<br><br></span><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><img src="/upload/Amour%20Apocalypse/2-%20Amour%20Apocalypse%20%C2%A9L'Atelier%20Distribution.jpg" alt="2- Amour Apocalypse &copy;L'Atelier Distribution.jpg (397 KB)" width="1657" height="694"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">On se souvient de son film &lsquo;<em>Jeune Juliette</em>&rsquo;, qui nous avait totalement enthousiasm&eacute; et mis du baume au c&oelig;ur, un &laquo; Feel, Good movie &raquo; comme on les aime ; et ici, sans atteindre tout &agrave; fait &agrave; la m&ecirc;me dimension ou &agrave; la m&ecirc;me notion, c&rsquo;est l&rsquo;humanit&eacute; qui est &eacute;voqu&eacute;e. Ce sont nos peurs et nos craintes, des plus intimes au plus r&eacute;v&eacute;latrices, qui sont au c&oelig;ur du propos et qui au final nous offrent ce grand et beau portrait d&rsquo;un &ecirc;tre fig&eacute; dans son &lsquo;univers&rsquo;, attentif mais surtout craintif.</span><br><span style="font-size: 14pt;">Avec beaucoup de tendresse, la r&eacute;alisatrice &eacute;voque un monde qui souvent nous &eacute;chappe, celui de personnes qui ne se sentent pas comme les autres, celui d&rsquo;&ecirc;tres qui souffrent et peinent &agrave; exprimer o&ugrave; se situe leur souffrance, et pourquoi ils la ressentent. Et finalement, elle nous pose &agrave; nous la question essentielle : mais que ressentons-nous ?<br>Au del&agrave; du message tangible, s&rsquo;en cache un autre moins &eacute;vident mais plus pressant quant &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de notre plan&egrave;te et aux relations que nous entretenons les uns avec les autres. Si l&rsquo;actualit&eacute; nous d&eacute;sesp&egrave;re fr&eacute;quemment, soyons heureux d&rsquo;avoir des r&eacute;alisateurs ou des r&eacute;alisatrices qui osent s&rsquo;affranchir de certains codes, lan&ccedil;ant un avertissement tout en nous propulsant dans leur cr&eacute;ation, non exempte de d&eacute;faut, mais assur&eacute;ment plus joyeuse !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">Il y a au demeurant dans le film d&rsquo;<em>Anne &Eacute;mond</em> un dernier message qui nous &eacute;chapperai presque quant &agrave; l&rsquo;impact que peuvent avoir des personnes telles qu'Adam, qui finalement, r&eacute;ussissent &agrave; &eacute;veiller les autres &agrave; leur probl&egrave;me, ainsi qu&rsquo;&agrave; des choses qui, en g&eacute;n&eacute;ral, nous laissent indiff&eacute;rent. Un beau message d&rsquo;humanit&eacute; et un beau message de compr&eacute;hension.<br><br></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img src="/upload/Amour%20Apocalypse/4-%20Amour%20Apocalypse%20%C2%A9L'Atelier%20Distribution.jpg" alt="4- Amour Apocalypse &copy;L'Atelier Distribution.jpg (487 KB)" width="1657" height="694"><br><span style="font-size: 14pt;"><br>Un dernier mot sur ce cin&eacute;ma. Il est &eacute;vident que regarder tous les films, tout conna&icirc;tre, rel&egrave;ve de la gageure ! Mais &agrave; nos yeux, nous avons souvent trouv&eacute; de tr&egrave;s beaux sujets dans le cin&eacute;ma qu&eacute;b&eacute;cois, des histoires originales et diff&eacute;remment trait&eacute;es.&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">Nous nous &eacute;tions d&eacute;j&agrave; attard&eacute;s sur &lsquo;<em>Chien Blanc</em>&rsquo; de la r&eacute;alisatrice Ana&iuml;s Barbeau-Lavalette ; &lsquo;<em>Le D&eacute;serteur</em>&rsquo; de Maxime Giroux ; &lsquo;<em>Jeune Juliette</em>&rsquo; d&rsquo;Anne &Eacute;mond (le voici) ; sur &lsquo;<em>Je m'appelle Humain</em>&rsquo; de Kim O'Bomsawin (membre de la communaut&eacute; d'Odana) ; &lsquo;<em>Nadia Butterly</em>&rsquo; de Pascal Plante ; &lsquo;<em>La D&eacute;esse des mouches &agrave; feu</em>&rsquo; d&rsquo;Ana&iuml;s Barbeau-Lavalette ; &lsquo;<em>Invincible</em>&rsquo; de Vincent Ren&eacute;-Lortie ; &lsquo;<em>Dissidente</em>&rsquo; de Pier-Philippe Chevigny ; sans oublier le remarquable &lsquo;<em>Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles</em>&rsquo; de Lyne Charlebois ; et le non-moins remarquable film d&rsquo;animation &lsquo;<em>La Mort N&rsquo;existe Pas</em>&rsquo; de F&eacute;lix Dufour-Laperri&egrave;re !</span><br><span style="font-size: 14pt;">Nous vous invitons &agrave; d&eacute;couvrir certains de ces titres - si ce n'est d&eacute;j&agrave; fait -, reflets d'un autre cin&eacute;ma et de th&egrave;mes souvent montr&eacute;s d'une autre fa&ccedil;on, &agrave; l'aune d'une culture diff&eacute;rente.&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: 14pt;"><strong>Synopsis : </strong>Propri&eacute;taire d&rsquo;un chenil, Adam, 45 ans, est co-anxieux. Via la ligne de service apr&egrave;s- vente de sa toute nouvelle lampe de luminoth&eacute;rapie, il fait la connaissance de Tina. Cette rencontre inattendue d&eacute;r&egrave;gle tout : la terre tremble, les c&oelig;urs explosent... c&rsquo;est l&rsquo;amour !</span><span style="font-size: 14pt;"><br></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;">Sylvain M&eacute;nard, janvier 2026</span><br><br></p>
<blockquote>
<p><strong><em>Casting :</em></strong><br><em>ADAM : Patrick Hivon</em><br><em>TINA : Piper Perabo</em><br><em>ROMY : Élizabeth Mageren&nbsp;</em><br><em>EUGÈNE : Gilles Renaud</em><br><em>FRANK : Éric Kamala Boulianne&nbsp;</em><br><em>SCOTT : Gord Rand</em><br><em>TOM : Connor Jessup&nbsp;</em><br><em>ROSE : Leona Son</em><br><em>TAYLOR : Sienna Feghouli&nbsp;</em><br><em>DENIS : Denis Houle</em><br><em>SIMON : Jean-Carl Boucher&nbsp;</em><br><em>RENÉ : Benoît Mauffette&nbsp;</em><br><em>CATALINA : Arlen Aguayo Stewart&nbsp;</em><br><em>M. VEILLEUX : Martin Dubreuil</em></p>
<p><em><strong>Technique</strong><br>RÉALISATION ET SCÉNARISATION : Anne Émond</em><br><em>IMAGE : Olivier Gossot</em><br><em>CONCEPTION VISUELLE : Sylvain Lemaitre</em><br><em>ASSISTANCE À LA RÉALISATION : C&eacute;drick Kluyskens</em><br><em>DISTRIBUTION DES RÔLES : Nathalie Boutrie, Jon Comerford, Hannah Antaki, Stephanie Holbrooke</em><br><em>CRÉATION DES COSTUMES : Patricia McNeil</em><br><em>MAQUILLAGE : Marie Salvado</em><br><em>COIFFURE : Nermin Grbic</em><br><em>MONTAGE : Anita Roth</em><br><em>SON : Stephen de Oliveira, Sylvain Brassard</em><br><em>MUSIQUE ORIGINALE : Christophe Lamarche Ledoux</em><br><em>ÉTALONNAGE : J&eacute;rôme Cloutier</em><br><em>EFFETS SPÉCIAUX : Louis Pedneault</em><br><em>EFFETS VISUELS : Olivier Masson</em><br><em>DIRECTION DE POST-PRODUCTION : Maëva François, M&eacute;lanie Gauthier</em><br><em>PRODUCTION : Metafilms Sylvain Corbeil</em><br><em>PRODUCTION EXÉCUTIVE : Anne Émond, Isil Gilderdale, Emily Harris, Donovan M. Boden, Harland Weiss, James Cunnigham, Dominic Thomas</em><br><em>DIRECTION DE PRODUCTION : Marie-Claire Lalonde</em></p>
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<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;">Liens :&nbsp;</span><br><span style="font-size: 14pt;">La chronique de JEUNE JULIETTE : <a href="/news/jeune-juliette-la-surprise-de-cette-fin-dannee-153">https://www.cinemaradio.net/news/jeune-juliette-la-surprise-de-cette-fin-dannee-153</a></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;interview : </span><a href="/news/jeune-juliette-linterview-de-anne-emond-154"><span style="font-size: 14pt;">https://www.cinemaradio.net/news/jeune-juliette-linterview-de-anne-emond-154</span></a></p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
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