La Collection Artistes 2019… 6 courts métrages présentés par l’ADAMI

26 février 2019

Mardi 19 février avait lieu au Forum des Images aux Halles à Paris, la projection en avant-première de six courts métrages réalisés par des étudiants du Master en scénario, réalisation et production de l’Université Paris I (Panthéon Sorbonne).
A l’issue de la projection de la Collection Artistes, et des débats qui ont suivi, il y a deux sensations qui prédominent, elles sont en rapport avec la jeunesse des réalisateurs et leur savoir faire. Vous me direz que c’est normal qu’ils soient jeunes, puisqu’ils sont en Masters en scénario, en réalisation ou production… mais déjà on sent une envie, un besoin de s’exprimer dans un média mais sans pour autant s’y perdre.

Une certaine relève voit ainsi le jour ; et pour tout fan de cinéma il est plaisant d’avoir un aperçu de ce qu’elle sera grâce à des universités comme Paris I, Panthéon Sorbonne, d’où sont issus les réalisateurs. Si on se rend compte de leur retenue ; les sujets sur des courts métrages sont par définition moins couteux plus directs et condensés, mais certainement pas moins ambitieux ; les jeunes réalisateurs se sont investis dans leur sujet avec un enthousiasme évident et un savoir-faire déjà visible.
On pourra peut être regretter que le choix des sujets de ces métrages se soit surtout porté sur des thèmes sociaux et modernes, au détriment de ceux plus artistiques, excepté le très poétique film sur la « sirène » !

De là à penser qu’il n’y a pas de prise de risques serait une erreur et bien sûr on reste conscient des possibilités d’échecs ; mais ce qui en ressort est bien - au delà d’une forme d’exercice de style - une indéniable réussite et une preuve de maîtrise. Ce qui vous avouerez nous paraît très encourageant.

Au programme (le film dure environ 80 minutes) nous aurons vu :
Tarterêts zoo (Eva Useille), promenade dans les Tarterêts et le Rap ;
L’Empereur emmuré (Alexandre Bitoun), une prise de conscience sur l’autisme ;
12kg d’écailles (Lila Toupart), le plus poétique des métrages, l’histoire d’une sirène ! ;
Le Rugissement des banlieues (Marek Pawlikwoski), une rencontre et une histoire de cinéma ;
Casa Conveniente (Barbara Balestas Kazazian), une jolie déambulation dans la danse et la musique, portée par le Boléro de Ravel…
et enfin Si loin de Kaboul (Joël Anjos), qui, sur un sujet difficile, clôt avec panache le programme.

L’Adami est une société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes.
La collection des six courts métrages sera diffusée sur le service public. Il s’agit d’une co-production entre l’Université Paris 1, Everybody on Deck, le Festival Premiers Plans d’Angers et France 3, où il sera diffusé.

Sylvain Ménard, février 2019.

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