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    • ‘Deux femmes et quelques hommes’, réalisé par Chloé Robichaud est la comédie débridée et joyeuse qu’il vous faut voir en mars… Un clin d’œil à la vie mais qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir !

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    ‘Deux femmes et quelques hommes’, réalisé par Chloé Robichaud est la comédie débridée et joyeuse qu’il vous faut voir en mars… Un clin d’œil à la vie mais qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir !

    26 février 2026 - 18:00

    Comédie québécoise, entre fou-rire, éclat de rire et dérision ; ‘Deux femmes et quelques hommes’ de la réalisatrice Chloé Robichaud est une invitation à nous questionner sur nos relations, nos envies et ce monde dans lequel nous vivons et qui parfois nous dépasse et nous laisse en plan. Pince sans rire, très drôle par moment et à d’autre carrément irrévérencieux, ‘Deux femmes et quelques hommes’ ce sont deux voisines de palier qui vont se redécouvrir chacune à sa manière, chacune d’une façon qui aura des conséquences, bien évidemment différentes ! Si l’on parle ici du désir féminin - pas très évoqué dans le cinéma québécois - l’histoire apporte son lot de réflexions nous les proposant au gré de péripéties parfois rocambolesques, avec ses bons mots, ses situations scabreuses (ou peu s’en faut) mais surtout éminemment savoureuses.

    Entre couples qui s’ignorent, ce quotidien qui finit par s’attaquer à la plus petite étincelle de folie et d’envie ; on joue un peu avec cette image, celle de nos sociétés où on se laisse dévorer par le temps et les futilités. Problématique de couple, manque de libido et réalité du stress et des obligations que nous nous imposons ; le film s’amuse avec les clichés tandis que la réalisatrice joue avec les fantasmes (ceux de ses deux personnages féminins), et réinvente ces situations ou l’on se projette avec l’autre.
    Conflit, manque d’écoute ou incompréhension, nous sommes ‘joyeusement ballottés’ dans cette comédie irrévérencieuse et qui pique la ou ça fait mal !
    Car c’est bien là la force du film que de ne pas s’appesantir sur les péripéties parallèles, tout comme de ne pas s’attarder sur les personnages (trop) secondaires ; et de s’attaquer ainsi au sujet, d’actualité, et tellement moderne. 

    Et puis ‘Deux femmes et quelques hommes’, ce sont surtout des situations cocasses, telle celle du hamster qui a pris plus d’importance que l’autre au sein du couple, ce sont ces petites piques et ces attaques sur ce que représente la prison (l’enfermement au quotidien) cet absence d’écoute et d’empathie. C’est également ce regard porté sur la jeune Maman qui vient d’accoucher et qui est un peu perdue, et dont le mari la néglige (voire plus…)… Finalement autant de situations et de thèmes qui s’inscrivent dans un courant révélateur de nos maux modernes et de cette insécurité psychologique permanente. 
    On rit beaucoup à la scène du déshabillage (effeuillage !) improvisé à la fenêtre, sous les yeux ébahis d'un ouvrier perché sur un poteau : on sourit alors qu’on assiste à une recherche de ‘postulants’ adéquats parmi les fiches des candidats de sites de rencontre. Et puis avouons que la réalisatrice ose des scènes qui deviennent d’anthologie avec ce petit brin de folie, et un caractère assumé et totalement désinhibé ; celle du cunnilingus à elle seule vaut le détour, un brin suggestive mais sans aller trop loin, soulignant simplement l’abandon de la jeune maman !
    Mais reconnaissons aussi que voir le plaisir ou le désir se manifester chez une femme est bien plus joli que s’il s’agissait de celui d’un homme ; et là, la réalisatrice touche une corde sensible, et probablement ancre son film dans une dynamique moderne et nécessaire, après #MeToo, après des procès qui soulignent des indignités sans nom. … et après, après… la liste est bien trop longue, encore plus alors que certains mouvements traditionalistes (on pense aux ‘trad wives’ aux USA) renverraient presque les femmes dans les conditions qui étaient les leurs au XIXème siècle !
    Alors reconnaissons que la réalisatrice offre de bien jolis portraits à ses actrices et les dépeint avec tendresse et finesse.

    Nous avons été touchés par la sincérité et la justesse du propos, par l’énergie qui se dégage des actrices (et des acteurs également) et par le ton, drôle, caustique et ‘vrai’ ! …Rien d’exagéré dans cette histoire, avec ces personnages piégés dans une existence cadré et sans réelle possibilité d’évasion. Mais quel plaisir d’accompagner FLORENCE et VIOLETTE dans leurs explorations. 

    Le film est sur les écrans le 4 mars.


    Synopis :
    Violette et Florence sont voisines de palier et s’observent. L’une, en congé maternité, est à fleur de peau ; l’autre, en arrêt de travail, ne ressent plus rien. Leur rencontre bouscule soudain leur quotidien monotone et leur regard sur les hommes.... Et s’il était temps d’envisager une révolution sexuelle ?


    Sylvain Ménard, février 2026


    EQUIPE TECHNIQUE ET ARTISTIQUE
    Réalisation : Chloé Robichaud
    Scénario : Catherine Léger
    Production : Martin Paul-Hus, Catherine Léger
    Maison de production : Amérique Film
    Direction de production : Michel Croteau
    Production exécutive : Fabrice Lambot, Pierre-Marcel Blanchot
    Direction de la photographie : Sara Mishara
    1re assistante à la réalisation : Noémie Sirois
    Direction artistique : Louisa Schabas
    Création de costumes : Patricia McNeil
    Maquillage : Djina Caron
    Coiffure : Vincent Dufault
    Prise de son : Stephen De Oliveira
    Montage image : Matthieu Bouchard, Chloé Robichaud
    Conception sonore : Sylvain Bellemare
    Mixage : Luc Boudrias
    Musique originale : Philippe Brault
    Distribution des rôles : Karel Quinn & Lucie Llopis

    CASTING
    FLORENCE : Karine Gonthier-Hyndman
    VIOLETTE : Laurence Leboeuf
    DAVID : Mani Soleymanlou
    BENOÎT : Félix Moa
    ÉLI : Juliette Gariépy
    JESSICA : Sophie Nélisse

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