L’événement de cette fin août est la sortie de l’album classique, ‘Life is a dream’, d’Anthony Hopkins…

On le connaît acteur, pour le cinéma et le théâtre (ses premiers rôles sont justement au théâtre), on connaît sa voix, ses intonations et la force de ses interprétations. On le sait réalisateur à ses heures, mais ceci date déjà de quelques années… Mais ce qu’on sait moins - excepté si vous avez lu l’article qui lui  a été consacré courant septembre de l’année 2019 - c’est bien que la musique l’habite depuis très longtemps et qu’il a déjà eu l’occasion de composer sur les films qu’il a réalisé, Dylan Thomas: Return Journey en 1990, August en 1996 et Slipstream en 2007. 
Si son œuvre, ’And The Waltz Goes On’, dont la première fut donnée par André Rieu et son orchestre en 2011 nous avait interpellé et enchanté ; il nous aura fallu attendre plus de quinze ans pour le voir revenir à la musique classique.

Cet album propose à l’auditeur des œuvres composées à différents moments, lors des décennies passées ; et on y sent la nostalgie de certaines époques, et c’est un peu comme si le compositeur nous invitait à parcourir avec lui ces paysages familiers, ceux de ce pays de Galles de son enfance, ceux qu’il arpentait et qui l’ont vu grandir. Déambulation douce et proche par instants de ces ’miniatures’, « so british », les morceaux nous emportent avec langueur ou vivacité, notre compositeur ne dédaignant pas s’aventurer en des lieux plus chamarrés ou virevoltants, s’offrant des orchestrations qui renverraient à du Danny Elfman dans ses grands moments. 
Force nous est de constater que Hopkins cultive avec un certain talent l’Art de nous offrir ces moments de joie délicate souvent en retenue - si une sorte d’exubérance est bien présente, elle ne prédomine pas nécessairement - l’ensemble jouant parfois d’une mélancolie évidente, sacralisant ces moments passés, ces instants d’une vie bien remplie.

Création par moment voluptueuse, à d’autres éminemment interrogative ou mélancolique, et à d’autres encore côtoyant l’élégiaque, voir le burlesque ; ‘Life is a dream’ est aussi une belle révélation, même si nous connaissions les talents de compositeur de Sir Anthony Hopkins !
Nous avions en effet eu l’occasion d’évoquer les compositions de l’acteur dans un article paru en septembre 2019… et oui, ça date ! Nous y parlions des partitions pour des musiques de films qu’ils avait pu écrire. Mais à part pour ‘AUGUST’ - avec des orchestrations de George Fenton -, qui a bénéficié d’une édition limitée, avec un label dénommé Debonair Records (sic !) ; pour ‘Dylan Thomas: Return Journey’ ou ‘Slipstream’ (à ne pas confondre avec le ‘Slipstream’, composé par Elmer Bernstein), il n’y a eu aucune diffusion.


Sylvain Ménard, septembre 2026

Life Is A Dream
Composé et orchestré par Anthony Hopkins, 
Interprété par le Philharmonia Orchestra, dirigé par Gustavo Dudamel
Label ; Decca – 4872382
Date de sortie : 21 août 2026

01. Fanfare and March
02. Farewell My Love
03. And The Waltz Goes On
04. My Fatherland
05. Margam

1947: Suite For Solo Piano And Orchestra    
06. I. Circus    
07. II. Bracken Road    
08. III. The Plaza    
09. Stella Aria
10. Tara

Two Pieces For Orchestra    
11. I. The Eagle    
12. II. Samsara


Lien article Anthony Hopkins : https://www.cinemaradio.net/news/anthony-hopkins-le-compositeur-129