1979 / 2019 : comment fêter dignement le 40ème Anniversaire du film d’horreur qui a marqué des générations entières, ALIEN.


12 avril 2019

Après les semi ratages que constituent le retour de Ridley Scott dans son horreur favorite ; j’ai nommé Prometheus et Alien: Covenant ; on se demandait ce que nous offrirait cet anniversaire attendu il est vrai par de nombreux fans, dont votre serviteur. La Fox aura misé sur l’originalité nous offrant des courts métrages qui fort heureusement et à contrario de ce que Scott avait produit et réalisé dernièrement, s’inscrivent avec bonheur et un certain respect dans l’esprit de la franchise !

Certes nous n’avons eu droit dans l’immédiat qu’à deux segments d’une dizaine de minutes chacun (le format court oblige !), mais rien qu’au travers de ces deux histoires, de ces deux scénarios, l’axe emprunté, les personnages, les décors ; tout, nous renvoie à cet Alien que nous aimons tant.

Si les sujets en eux mêmes nous semblent familiers, c’est bien parce que la littérature accordée à l’Alien (pas si développée finalement qu’on aurait pu s’y attendre), nous aura confronté à des situations de ce genre, du vaisseau désemparé, à cette station sur une lune terra-formée - tout du moins le supposons nous - où quelque chose s’échappe d’un container mal fermé. Si ces histoires fonctionnent c’est justement parce qu’il s’agit de court-métrages ; qui dès lors qu’ils sont vu comme des « instants » vécus, des péripéties, sont totalement acceptés et intégrés comme tels.

Les acteurs de ces deux premiers films sont bons, et alors que nous nous perdions dans les méandres de la psyché compliquée (trop) de Ridley Scott, sans parvenir à nous attacher à l’un ou l’autre de ses personnages ; ici l’évidence est que nous sommes accrochés et entrainés par les protagonistes de ces histoires. Si certaines choses peuvent être reprochées à ce que nous avons déjà vu, de l’utilisation du numérique pour les créatures, à quelque effets scénaristiques faciles, n’en demeure pas moins que cette volonté de nous replonger dans les tourments délicieux de cette horreur étrangère (…d’où le titre…) est suffisamment tangible, pour nous donner ce plaisir immédiat, cette sensation de nous retrouver en terrain connu !…

Nous attendons avec impatience les histoires suivantes, mais gageons que l’énoncé de leur titres nous aura déjà fait rêver, si simples et si évidents, comme quoi parfois la simplicité peut s’avérer payante.
Aussi, pourquoi bouder son plaisir !?

C’est à la suite d’un appel lancé par la Fox pour développer et mettre en scène six histoires, six court-métrages, que sont sortis ces six projets (sur pas moins de 500) qui seront filmés par six cinéastes, peu ou pas connus. Cette production dont le nom Alien Anthology renvoie de fait aux œuvres existantes que sont les quatre films de la franchise, sera diffusée sur le net dès la fin mars.

ALIEN: Alone, écrit et dirigé par Noah Miller.
ALIEN: Containment, écrit et dirigé par Chris Reading.
ALIEN: Harvest, dirigé par Benjamin Howdeshell.
ALIEN: Night Shift, écrit et dirigé par Aidan Breznick.
ALIEN: Ore, écrit et dirigé par The Spear Sisters.
ALIEN: Specimen, dirigé par Kelsey Taylor.

Sylvain Ménard, avril 2019