‘Méliès à la Plage’, le nouveau livre d’Olivier Cotte, est à ne pas manquer… Amoureux du 7ème Art et de ces histoires qui s’y rattachent, ce livre est fait pour vous !

Enfin un livre qui nous propose de découvrir la vie de l’un des maîtres du cinématographe - si ce n’est « le maître » - en cette fin de XIXème et à l’aube de ce XXème siècle dont on attendait tant ; une des personnalités incontournables de l’exploration de ce que pouvait proposer ce nouveau médium, homme de talent et d’une immense ingéniosité ; j’ai nommé Georges Méliès ! 
S'il est incontestable que Méliès a marqué notre temps - nos fantasmes et nos rêves -, d’images et de références, on ne s’était pas réellement attaqué à son histoire… C’est aujourd’hui chose faite avec ce nouvel opus d’Olivier Cotte de sa « série », ‘…à la plage’ ! 
Ainsi donc avec ‘Méliès aÌ€ la Plage’, tout est dit - ou presque -, et attendez-vous à passer un bon, non, un excellent moment, riche en anecdote et en informations (et pour certaines assez révélatrices) ; le tout mis en scène par Olivier Cotte.

Poésie, magie, rêve… autant de mots qui à eux seuls ont défini une partie de notre cinéma, de notre patrimoine ; de ce leg que nous a laissé Georges Méliès.
Car outre l’importance de son œuvre, il demeure complexe d’estimer l’impact qu’a pu avoir son travail et sa façon de mettre en scène et de concevoir une histoire relevant souvent du fantastique ou de la fantasmagorie. Si aujourd’hui nombre de réalisateurs revendiquent avoir été influencé par son travail, ainsi que nombre d’artisans du 7ème Art, des illustrateurs aux concepteurs de décors, en passant par des spécialistes d’effets spéciaux, force nous est de reconnaître qu’on en sait finalement que peu sur lui… Et grâce à cet ouvrage, aux recherches d’Olivier Cotte, il nous semble plus proche aujourd’hui.  
Créateur de génie, son œuvre reste pourtant quasiment invisible - il n’est pas le seul, comme le souligne l’auteur - mais ses choix artistiques et la poésie qui se dégage de ses films, demeurent encore aujourd’hui un exemple de cinéma qui a su ‘magnifier’ en quelque sorte l’image dans le cadre… La liste serait longue, et le chapitre 5, « l’œuvre et l’héritage », établit une liste bienvenue de son apport à l’industrie, et cette liste est longue !

Ouvrage indispensable - et s’il en est un, c’est bien celui-ci - ‘Méliès aÌ€ la Plage’ se lit d’une traite, nous emportant dans l’histoire, celle avec un grand ‘H’, et celle du cinéma, avec ses hauts et ses bas, les chemins tout tracés et parfois les décisions courageuses ou étonnantes. Très complet et abordant de nombreux domaines et sujets, l’auteur brosse un portrait sensible et passionnant d’un homme et de sa vie ; nous le dévoilant, tout en s’attardant sur les influences de l’époque, les écoles, les trucages et la mise en scène ; avant d’aborder la phase de « l’industrialisation » avec l’accès aux marchés étrangers, et notamment celui de l’Amérique du Nord ; et avant de conclure avec ce que représente son œuvre et son héritage.

A ce titre, le chapitre 4 sur « l’Aventure Américaine * », avec l’évocation du piratage et de la contrefaçon, soulève maintes questions…
On connait tous cette façon (pernicieuse…), dont les États-unis s’arrogent des droits sur les autres, empiétant sur leur patrimoine intellectuel ou physique, sur leurs domaines d’activités, ou leurs œuvres. Ce qu’on sait probablement moins - et avouons que ce fut une surprise - c’est qu’au début du cinéma, quand l’Europe créait l’avenir de ce médium, les USA produisaient si peu qu’ils importaient la grand majorité de ce qui était projeté, et pour corser le tout, modifiaient les ‘cartons’ des crédits, en mettant les leurs, comme s’il s’agissait d’une production USA ! Ainsi ‘Le Voyage vers la Lune’ fut la victime de ce qu’on ne peut qualifier que de piratage. Même s’il faut reconnaître que les pellicules utilisées par les caméras de Georges Méliès utilisaient un 35 mm avec un système de perforation ‘maison’ qui s’appuyait sur celui d’Edison ; pour des raisons de brevets rejetés en Europe ; l’Amérique faisait là ce qu’elle sait faire à la perfection, récupérer et modifier puis reprendre à son compte.


Le résumé :
Comment un ancien magicien de théâtre est-il devenu l’un des premiers cinéastes de l’histoire ? Comment a-t-il inventé ses trucages ? Pourquoi ses visions féériques influencent-elles encore les créateurs d’aujourd’hui, du cinéma de prise de vues réelles à celui d’animation ? Avant les blockbusters, les effets spéciaux numériques et les univers fantastiques, il y a eu Georges Méliès. Illusionniste, bricoleur de génie, pionnier du cinéma, il a transformé une invention technique en fabrique d’imaginaire. Ses films muets, pleins de trucages et de fantaisie, continuent d’émerveiller plus d’un siècle après leur création.


Sylvain Ménard, juin 2026

Titre : Méliès aÌ€ la Plage
Auteur : Olivier Cotte
Éditeur : Dunod
Nombre de pages : 208 pages
Format : 140 x 205 mm
Collection : A la plage
Parution : mai 2026
Tout public
EAN : 9782100883301
EAN Ebook (Epub) : 9782100897407