Film très poétique, visuellement très abouti et empreint d’une énergie ‘vitale’ qui transparaît dans le traitement des personnages - de la grand-mère et de son petit fils -, CHRYSALIS est une ode au bonheur et à la relation que ces deux êtres entretiennent. Pour illustrer ce Vietnam des années soixante-dix, le réalisateur Jordan Robert Schulz, opte pour des tonalités chaudes et rassurantes, des plans soigneusement cadrés, aux travellings délicats ; et s’attarde sur les personnages, les gens que l’on croise, ces vietnamiens d’alors, qui vivaient leur vie dans ce pays en guerre. C’est sans doute ici qu’on soulignera l’excellence du travail du directeur de la photographie, Alexander Bonelli !
Ouvrant comme une parenthèse sur un monde en guerre, le réalisateur adapte la biographie de Daniel K. Winn. Le récit est celui de son enfance, d’abord en son pays dans un Vietnam déchiré puis plus tard en tant que Boat-people, avec cette arrivée aux États-Unis, où il devra s’affranchir de ses traumas, se construire, et au travers de l’Art devenir l’homme qu’il est aujourd’hui.
Cette relation magnifique entre une grand-mère et son petit fils est un beau message d’optimisme et de joie de vivre. La beauté de cette relation semble culminer lorsqu’on découvre à l’écran, la sculpture ailée la représentant, tandis que la caméra caresse les courbes de ce corps et de ce visage vieillissant.
Et doucement, presque comme si nous étions soulagés d’un poids, nous ressentons une grande sensation de bien-être.
Pour l’instant, nous ignorons tout de la diffusion et d’une date de sortie, mais soyez sûrs que nous vous tiendrons informés.
Un petit mot sur la musique du film… Le score d’Elia Cmiral met en exergue avec subtilité et douceur cette relation solaire, cet amour qui unit ces deux parents. Comme à l’accoutumée le compositeur polonais sait nous emporter dans ces mouvements superbement esquissés, ces arpèges parfois flamboyants, à d’autres moments sombres et nostalgiques.
Synopsis : Dans le Vietnam ravagé par la guerre dans les années 1970, un jeune garçon cherche sa place dans un monde chaotique, guidé par la sagesse de sa grand-mère et hanté par les souvenirs de sa famille.
Sylvain Ménard, juin 2026
Chrysalis (les cicatrices de Saïgon)
Réalisation : Jordan Robert Schulz
Scénario : Andrew Creme, basé sur le mémoire de Sir Daniel K. Winn « The Scarcity of Love »
Histoire : Sir Daniel K. Winn, Randall J. Slavin, J. Robert Schulz
Interprètes : Kieu Chinh, Nguyen Vu Uy Nhan, Daniel K. Winn
Photographie : Alexander Bonelli
Effets visuels : Jose L. Marin
Musique : Elia Cmiral
Producteurs : Tien Pham, David Hopwood
Production exécutive : Randall J. Slavin, Sir Daniel K. Winn
Coproduction : David Hopwood
Sociétés de production : WS Productions, Legend Artist Entertainment, SuperCine Entertainment
Pays de production : Vietnam, États-Unis
Durée : 2h03