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Sortie chez PAULSEN de ‘L’Homme qui plantait des arbres’ superbement illustré par Siegfried de Turckheim
01 décembre 2025 - 11:00
Il y a beaux livres, et ‘beaux livres’… si la distinction est subtile, il s’agit bien d’une affaire de point de vue, où d’appréciation. Avec cet ouvrage, ‘L’Homme qui plantait des arbres’, les éditions PAULSEN nous invitent à découvrir (ou redécouvrir) une œuvre magistrale et émouvante signée Jean Giono. Mais c’est avant tout par le biais du travail de l’artiste Siegfried de Turckheim qui s’est approprié ce texte, que nous est donnée la possibilité de nous (re) plonger dans une histoire, une parabole, qui ne pourra que nous toucher, encore plus alors qu’elle s’accompagne de ces compositions conçues comme des gravures.
Il est des livres comme de toute œuvre d’Art, on espère avoir accès à une nouvelle édition, une version augmentée qui saura nous enivrer. Et avec cette édition « dite de collection », au papier superbe, à la couverture toilée, et aux magnifiques illustrations noir et blanc, signées Siegfried de Turckheim ; les éditions PAULSEN frappent fort. Sur un texte considéré comme l’un des plus beaux écrit par Giono dans les années cinquante, ‘L’Homme qui plantait des arbres’ au delà du manifeste écologiste qu’il paraît être (et ce bien avant l’heure), s’inscrit dans une veine poétique et fragile, dans ce qui prend l’apparence d’une ode à la beauté de la nature. Nous ne débattrons pas du message qui aujourd’hui souligne l’importance de notre prise de conscience quant à ce qui nous entoure et aux devoirs qui nous incombent, mais nous rappellerons qu’avant l’heure Jean Giono a écrit sur la nécessité de préserver notre patrimoine.
Souvent on a coutume de réagir en fonction de ce que l’on connait, de ce qu’on a pu lire ou voir (‘visualiser’ au sens strict du terme) ; et dans le cas présent c’est au travers d’illustrations qui semblent renvoyer à celles d’un Gustave Doré, d’un Albrecht Dürer, d’un Léon Benett ou encore d’un George Roux.
Et c’est bien cet esprit qu’on retrouve dans les gravures qui illustrent maints ouvrages, que l’on perçoit ici, ce travail de « création » et « d’ornementation », celui d’artistes qui ont marqué leur temps, contribuant à aider à découvrir les romans ou les grandes œuvres littéraires (comme la Bible) en les illustrant.
Délicatement, presque en hommage à cette forme d’expression picturale de la fin du XIX et du XXème, Siegfried de Turckheim esquisse puis met au propre, avant de les encrer, ses illustrations ; offrant à cette belle ‘parabole’ un écrin qui nous la rend sans doute plus actuelle, mais surtout plus délicate. Et nul doute en notre esprit, que le lecteur ne sera pas touché à la lecture de la nouvelle et à la découverte de ces merveilleux dessins.
Ce beau texte, richement illustré est paru le 20 novembre 2025.
Le mot de Siegfried de Turckheim : « Il y a une poignée de textes qui me hantent au point de se rappeler quotidiennement à ma mémoire. L’Homme qui plantait des arbres me foudroyait en quelque sorte, il y a vingt ans, lors d’une visite chez ma grand-mère qui vivait en Provence, d’avril à septembre, dans une petite chapelle déconsacrée où l’électricité, intermittente, n’alimentait qu’un frigo, un poste de télévision qui m’était interdit, et quelques ampoules servant à éclairer les pages qui devaient me libérer de mon ennui. »
Sylvain Ménard, décembre 2025
L’Homme qui plantait des arbres illustré par Siegfried de Turckheim
Auteur : Jean Giono
Illustrateur : Siegfried de Turckheim
Éditeur : PAULSEN
Parution : 20 novembre 2025
Genre : Beau livre
Format : 15 x 21 cm
Thématique : Nature
Nombre de pages : 64
ISBN : 978237502-5079
Prix : 24 euros
