Critique du Film Dans Un Jardin Qu’on Dirait Éternel


03 septembre 2020

Dans un jardin qu’on dirait éternel est un film japonais écrit et réalisé par Omori Tatsushi, avec Haru Kurdi, Mikado Tabe et Kirin Kiki.

Deux cousines Noriko et Michiko très proches l’une de l’autre mais très opposées dans la manière d’envisager leur avenir. Ensemble, elles vont suivre un cours sur l’Art du Thé enseigné par Madame TAKEDA (la magnifique Kirin Kiki qui nous avait déjà emplis de ravissement dans Une Affaire de famille et Les délice de Tokio). Les voies de ces deux jeunes filles se sépareront…

Ce film est une pépite, un petit chef d’œuvre qui met tous les spectateurs installés pour une séance dans un cocon protecteur. Leçon de poésie, de délicatesse. Chaque scène ressemble à un tableau d’art plein de grâce. Mme Takeda à travers la fluidité de ses gestes, du simple pliage d’une serviette à la cuisson et la présentation de ses pâtisseries, de la qualité de l’eau à la manière de la puiser fait l’éloge de la lenteur et de la contemplation aux vertus apaisantes. Le mouvement immuable des saisons et la perfection des gestes nous apprennent à profiter du temps qui passe, à respecter la nature. Le personnage de Michiko fonce dans l’existence mais reproduit sans en prendre réellement conscience un schéma ancestral. Noriko apprend le temps qui passe, le détachement du quotidien, en un mot la liberté.

La deuxième partie du film aborde une réflexion sur la vie, la famille, le chagrin, le partage, l’amitié, sans débordement, par petites touches.

Raffinement, élégance caractérisent ce film, hymne à l’harmonie. Il faut aller voir ce film qui nous donne à réenchanter nos actes!

Marie-Claire Bergère